Publié le 7 janvier 2026 10:23:00. Le cancer du col de l’utérus reste une préoccupation majeure de santé publique en Indonésie, mais il est l’un des cancers les plus prévenables et curables grâce au dépistage précoce et à la vaccination contre le virus du papillome humain (VPH). À l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer, les autorités sanitaires indonésiennes soulignent l’importance de sensibiliser et d’améliorer l’accès aux soins.
- Plus de 340 000 femmes meurent chaque année dans le monde du cancer du col de l’utérus, principalement dans les pays en développement.
- En Indonésie, on dénombre près de 37 000 nouveaux cas et plus de 20 000 décès chaque année liés à cette maladie.
- Le dépistage précoce, notamment par le test IVA et le frottis cervico-vaginal (Test Pap), est essentiel pour détecter et traiter le cancer du col de l’utérus à un stade curable.
Le cancer du col de l’utérus est causé par une infection persistante par le virus du papillome humain (VPH), un virus sexuellement transmissible. Le processus de développement du cancer est lent, prenant entre 15 et 20 ans, ce qui offre une fenêtre d’opportunité pour la détection précoce et la prévention.
Selon le ministère indonésien de la Santé, le cancer du col de l’utérus est l’un des cancers les plus évitables et les plus curables s’il est détecté et traité tôt. La directrice des maladies non transmissibles (PTM) du ministère, Dr. Siti Nadia Tarmizi, a insisté sur l’importance du dépistage précoce, en particulier chez les femmes âgées de 30 à 59 ans ayant une activité sexuelle.
« Le dépistage précoce des cas est un élément important pour empêcher le cancer d’atteindre un niveau supérieur. Si les cas peuvent être détectés tôt et traités immédiatement, alors la mort peut être évitée. »
Dr. Siti Nadia Tarmizi, directrice des maladies non transmissibles (PTM) du ministère de la Santé
Malgré sa prévenabilité, le cancer du col de l’utérus reste un problème de santé publique majeur en Indonésie, en partie à cause d’un manque de sensibilisation au dépistage précoce. De nombreuses femmes hésitent à se soumettre à des examens, par manque d’information ou par peur, et se présentent souvent aux établissements de santé à un stade avancé de la maladie.
« La tendance est que si vous n’êtes pas malade, n’allez pas à l’hôpital. Beaucoup de femmes sont réticentes à faire un dépistage du cancer du col de l’utérus. Alors que le dépistage doit être effectué sans attendre l’apparition des symptômes. »
Dr. Lisa Puspadewi Susanto, spécialiste en obstétrique et gynécologie de l’hôpital EMC Alam Sutra
Le Dr Lisa Puspadewi Susanto souligne également les défis liés à l’accès aux soins en Indonésie, un pays archipel où la répartition des ressources médicales est inégale. Les zones rurales et éloignées de Java sont particulièrement touchées par un manque de médecins spécialistes, d’équipements de diagnostic et de traitements.
« Ainsi, en Indonésie, les principaux problèmes sont les ressources humaines et la géographie. En tant que pays archipel, la répartition des médecins spécialistes, des outils de diagnostic et des thérapies est inégale », a-t-elle expliqué.
En outre, l’augmentation du risque de cancer du col de l’utérus est liée à l’évolution des comportements sexuels, notamment le début de l’activité sexuelle à un âge plus précoce et le nombre de partenaires. La prévention passe donc par une vaccination généralisée contre le VPH et une éducation sexuelle complète, en particulier auprès des jeunes filles.
Les autorités sanitaires indonésiennes s’efforcent d’intensifier les campagnes de sensibilisation et d’améliorer l’accès aux services de dépistage et de vaccination, afin de réduire l’incidence et la mortalité liées au cancer du col de l’utérus. Une initiative conjointe vise à renforcer l’éducation sur le vaccin contre le VPH pour prévenir le cancer du col de l’utérus.
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