Publié le 2024-02-29 10:00:00. Malgré le froid hivernal, la vie continue pour de nombreux insectes grâce à un mécanisme de survie étonnant : une sorte d’antigel naturel présent dans leurs cellules.
- Certains insectes, comme les collemboles, survivent à l’hiver sous forme d’imago ou de jeunes, en se réfugiant dans des endroits abrités.
- Ils produisent une substance à base de glycol ou de sucres qui abaisse le point de congélation de leurs fluides corporels.
- Ce système permet aux insectes de résister à des gels courts et peu intenses (jusqu’à -3/-4 °C).
Alors que les températures chutent et que le paysage se couvre de blanc, on pourrait penser que l’activité des insectes est complètement suspendue. Pourtant, ce n’est pas le cas. Selon le professeur de faune du sol Matty Berg, de nombreuses espèces parviennent à survivre à l’hiver grâce à des adaptations remarquables.
« Certains insectes, comme les collemboles, hivernent sous forme d’image ou sous leur forme adulte. Ils le font souvent dans des endroits chauds et abrités comme des arbres morts, avec un antigel dans leur corps », explique Berg. Le défi pour ces créatures est de protéger leurs cellules du gel. L’eau contenue dans les cellules, en effet, a tendance à former des cristaux de glace pointus à basse température, qui peuvent endommager les membranes cellulaires et entraîner la mort.
Pour éviter ce phénomène, les insectes activent un mécanisme de défense ingénieux. Ils synthétisent et accumulent dans leurs cellules une substance qui agit comme un antigel naturel. Cette substance est composée de glycol ou de sucres, des molécules qui abaissent le point de congélation des fluides corporels. Ainsi, même lorsque la température descend en dessous de zéro, l’eau à l’intérieur des cellules reste liquide, préservant leur intégrité.
Il est important de noter que cette protection n’est pas infaillible. Les insectes ne peuvent résister qu’à des gels courts et peu intenses, de l’ordre de -3 à -4 °C. Au-delà, le système d’antigel naturel devient insuffisant et le risque de dommages cellulaires augmente considérablement.