Publié le 10 janvier 2026. Malgré une baisse globale des décès par surdose dans le comté de Vanderburgh, les autorités sanitaires tirent la sonnette d’alarme face à la recrudescence du fentanyl, une drogue particulièrement dangereuse, et rappellent l’importance de la prévention et de l’accès aux soins.
- Le nombre total de décès par surdose a diminué dans le comté de Vanderburgh en 2025.
- La présence de fentanyl dans les substances illicites est en augmentation, augmentant considérablement le risque de surdose accidentelle.
- L’accès au Narcan (naloxone) et la sensibilisation aux signes de surdose sont cruciaux pour sauver des vies.
Si le nombre global de décès liés à la surdose a connu une baisse encourageante dans le comté de Vanderburgh, les autorités sanitaires restent préoccupées par une tendance inquiétante : l’augmentation significative de la présence de fentanyl dans les drogues illicites. Le Dr Arvind Datt, directeur médical des services de toxicomanie au Southwestern Behavioral Health, souligne que cette situation maintient un niveau de risque élevé pour les consommateurs.
Selon le Dr Datt, de nombreuses surdoses sont involontaires. Les personnes peuvent consommer une substance qu’elles pensent connaître, mais qui a été contaminée par du fentanyl, ou d’autres produits qu’elles ignorent.
« Souvent, il s’agit de surdoses involontaires. Les gens peuvent donc consommer une substance qu’ils pensent consommer régulièrement tout le temps, mais qui a été contaminée par du fentanyl et/ou d’autres substances qu’ils ne connaissent pas. »
Dr Arvind Datt, directeur médical des services de toxicomanie au Southwestern Behavioral Health
Face à ce danger, le Dr Datt insiste sur l’importance d’avoir du Narcan, un antidote à l’overdose d’opioïdes, à portée de main et de savoir reconnaître les signes d’une surdose, tels qu’une respiration superficielle et la constriction des pupilles. Il encourage également les personnes qui consomment des substances à en parler à leurs proches et à rechercher de l’aide dans un centre de rétablissement.
Un obstacle majeur à la recherche d’aide est souvent le déni.
« Bien souvent, les gens ne veulent pas admettre qu’ils ont un problème, ou ils ne savent même pas qu’ils ont un problème. En général, bien souvent, ils peuvent pointer du doigt vers l’extérieur en disant : « Oh, mon patron était juste en colère parce que j’étais en retard une troisième fois, ce n’est pas grave. » Donc je pense que c’est le plus gros problème, c’est qu’ils n’en sont même pas conscients. »
Dr Arvind Datt, directeur médical des services de toxicomanie au Southwestern Behavioral Health
Le Dr Datt conseille de prêter attention aux symptômes d’une possible dépendance, comme une tolérance accrue ou des envies irrésistibles de consommer.
Il met en garde contre la stigmatisation qui entoure la dépendance, un facteur qui peut dissuader les personnes de demander de l’aide.
« La consommation de substances est une maladie chronique. C’est la chose la plus importante pour aider à réduire la stigmatisation à ce sujet, c’est une maladie. Et quand vous regardez les choses de cette façon, pourquoi ne demanderiez-vous pas d’aide si vous souffrez d’une maladie ? »
Dr Arvind Datt, directeur médical des services de toxicomanie au Southwestern Behavioral Health
Il souligne que la dépendance peut toucher tous les milieux sociaux et que le risque de rechute est élevé.
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