Publié le 17 janvier 2026 à 13h41. Une vaste étude publiée dans The Lancet confirme que la prise de paracétamol pendant la grossesse n’augmente pas le risque de troubles neurodéveloppementaux chez l’enfant, mettant ainsi fin à une controverse alimentée par des déclarations infondées.
- Une étude de grande envergure, analysant près de 100 000 grossesses, n’a trouvé aucun lien entre la consommation de paracétamol et l’autisme ou le TDAH.
- Ces résultats contredisent les affirmations du président américain Donald Trump, qui avait suggéré un lien entre le paracétamol et l’autisme.
- Les organisations médicales confirment que le paracétamol reste un traitement sûr pendant la grossesse, à condition de respecter les dosages recommandés.
Les inquiétudes concernant la sécurité du paracétamol pendant la grossesse ont été relancées l’année dernière lorsque Donald Trump a publiquement affirmé que ce médicament pourrait être lié à l’autisme. Il avait alors exhorté les femmes enceintes à éviter au maximum les analgésiques. Ces déclarations ont immédiatement suscité une vague de critiques de la part de la communauté médicale internationale.
Pour répondre à cette controverse, une équipe de chercheurs a mené une analyse approfondie de 43 études antérieures, portant sur un total d’environ 100 000 femmes enceintes. Publiée dans la revue The Lancet Obstétrique, Gynécologie et Santé des Femmes, l’étude a comparé les grossesses où le paracétamol avait été utilisé avec celles où il n’avait pas été pris. Les chercheurs ont également pris en compte les liens de parenté entre les enfants, afin de tenir compte des facteurs génétiques et familiaux potentiels.
« Lorsque nous avons effectué cette analyse, nous n’avons trouvé aucun lien. Il n’y a aucune preuve que le paracétamol augmente le risque d’autisme. »
Professeur Asma Khalil, gynécologue, auteur principal de l’étude
« Le message est clair : le paracétamol reste un choix sûr pendant la grossesse, à condition que les femmes respectent les directives », a déclaré le professeur Khalil à la BBC. Cette nouvelle étude vient corroborer les recommandations des organisations médicales du Royaume-Uni, des États-Unis et d’Europe, qui considèrent depuis longtemps le paracétamol comme un analgésique sûr pour les femmes enceintes.
Les chercheurs suggèrent que les liens précédemment observés entre l’acétaminophène (le nom scientifique du paracétamol) et l’autisme pourraient être dus à d’autres facteurs, et non à un effet direct du médicament lui-même. Des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre les causes complexes des troubles neurodéveloppementaux.
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