Un habitant a été blessé par un drone israélien ayant pris pour cible un véhicule à Beit Jinn, dans le sud de la Syrie. Cette frappe survient alors que l’armée israélienne renforce sa présence militaire dans la zone tampon du plateau du Golan, invoquant des impératifs de sécurité frontalière.
D’après les informations rapportées par la télévision d’État syrienne, l’attaque menée par un drone a blessé une personne. La zone se trouve près du secteur annexé par Israël, théâtre d’une intensification des opérations militaires depuis la chute du régime de Bachar al-Assad en décembre 2024 face à une coalition de groupes islamistes.
L’intervention de l’armée israélienne à Beit Jinn et les justifications officielles
Du côté des forces armées israéliennes, l’action menée dans le secteur s’inscrit dans le cadre d’une opération ciblée contre un individu jugé menaçant. L’armée israélienne a affirmé samedi avoir ouvert le feu dans le sud de la Syrie contre un individu qui préparait, selon elle, une attaque «terroriste» à un stade avancé et dont les activités représentaient une menace immédiate pour ses soldats. L’armée a également publié un message officiel sur les réseaux sociaux précisant que «The IDF fired in southern Syria toward a terrorist who advanced terror attacks in final stages of preparation. The terrorist’s activity posed an immediate threat to IDF soldiers.» Selon les précisions apportées par la radio de l’armée israélienne, l’individu visé en Syrie préparait une attaque à l’explosif contre les forces israéliennes.
Interrogée sur les répercussions de cette opération et sur les signalements de la télévision syrienne concernant le véhicule touché à Beit Jinn, l’armée israélienne a indiqué par l’intermédiaire de l’AFP qu’elle «vérifiait» ces informations trois jours après une mise en garde de l’Etat hébreu.
L’expansion de la zone tampon et la mise en garde de l’état-major
Israël a lancé des centaines de frappes contre la Syrie depuis le renversement, en décembre 2024, du président Bachar al-Assad par une coalition de groupes islamistes. L’armée israélienne a également déployé des troupes dans la zone tampon placée sous surveillance de l’ONU qui séparait les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan, occupé par Israël depuis 1967. Les autorités militaires soutiennent y avoir mis en place une «zone de sécurité», qu’elles entendent maintenir et qui est destinée à empêcher l’installation de forces hostiles à proximité de ses frontières.
Mercredi, le chef d’état-major israélien, le général Eyal Zamir, avait déclaré aux troupes déployées dans le sud de la Syrie: «Nous surveillons l’évolution de la situation sur le front syrien. Nous ne laisserons pas des forces hostiles s’implanter à nos frontières».