Publiée le 15 août 2026, l’édition annuelle du classement de Shanghai met en lumière la forte concentration de la recherche en Afrique, où seules 17 universités figurent dans le top 1 000 mondial, principalement en Afrique du Sud et en Égypte, tandis que la France progresse au dixième rang mondial des pays représentés.
L’édition 2026 de l’Academic Ranking of World Universities confirme les disparités géographiques persistantes de la recherche scientifique à l’échelle mondiale et continentale.
La concentration de la recherche académique en Afrique du Sud et en Égypte
Sur l’ensemble du continent africain, seules 17 institutions parviennent à intégrer le prestigieux top 1 000 mondial. L’Éthiopie, le Maroc et le Ghana complètent cette liste restreinte avec un représentant chacun.
Ce chiffre total de 17 universités marque toutefois un recul par rapport à l’exercice précédent, qui en recensait 20. Trois établissements ont en effet quitté le classement : l’Université du Canal de Suez et l’Université de Tanta en Égypte, ainsi que l’Université de Tunis El Manar en Tunisie.
L’hégémonie des établissements sud-africains et l’apport des universités égyptiennes
L’Afrique du Sud domine le paysage universitaire africain grâce à un héritage fondé sur les exigences du système anglo-saxon. L’University of Cape Town, fondée en 1829, accueille près de 29 000 étudiants et se distingue particulièrement en médecine, en santé publique, ainsi qu’en sciences de la mer et de la biodiversité. De son côté, l’University of the Witwatersrand à Johannesburg, où Nelson Mandela a étudié le droit, excelle dans les sciences fondamentales, l’intelligence artificielle et la paléoanthropologie.

Le classement intègre également la Stellenbosch University, reconnue pour ses biotechnologies et ses innovations agricoles face au changement climatique, l’University of Johannesburg, la dynamique University of Pretoria dotée d’une faculté vétérinaire de premier plan, l’University of KwaZulu-Natal saluée pour ses recherches sur les maladies infectieuses, et la North-West University.
En Égypte, l’Université du Caire joue un rôle central. Doyenne des facultés du monde arabe fondée en 1908, elle rassemble plus de 250 000 étudiants et s’appuie sur un vaste réseau hospitalier pour dynamiser la recherche médicale. Le pays y associe l’Université d’Alexandrie, l’Université Ain Shams, l’Université Mansoura, l’Université Al-Azhar et l’Université Zagazig.
La progression de la France et la place de ses quatre fleurons dans le Top 100
À l’échelle internationale, la France gagne un rang pour s’établir à la dixième place mondiale du classement des pays en tenant compte de l’ensemble de ses 27 établissements retenus.

L’Université Paris-Saclay conserve sa position de premier établissement français et s’affirme comme la troisième université européenne ainsi que la première d’Europe continentale. L’établissement se distingue également par la présence de la scientifique Hong Wang parmi ses professeurs permanents, récompensée cette année par la médaille Fields.
Les réserves institutionnelles face à un indicateur partiel
Malgré ces performances, les autorités académiques rappellent que le classement de Shanghai ne constitue qu’un indicateur partiel. Le ministère français de l’enseignement supérieur a ainsi souligné que ce palmarès mesure essentiellement la recherche brute et ses résultats bibliométriques, tout en laissant dans l’ombre la réussite étudiante, la qualité des formations, le rôle social des universités et les sciences humaines et sociales.