Le président Donald Trump a accueilli le dirigeant chinois Xi Jinping lors d’un dîner d’État fastueux à la Maison-Blanche, le 24 septembre 2026, réunissant une pléiade de dirigeants technologiques américains de premier plan pour aborder des questions cruciales telles que l’intelligence artificielle et la politique des semi-conducteurs.
La diplomatie prend parfois des atours somptueux. Les choix vestimentaires, la disposition des tables et le menu raffiné ont émaillé cette visite de trois jours à Washington, éclipsant brièvement les tensions géopolitiques autour de Taïwan et du commerce international. Dans la célèbre East Room, transformée pour l’occasion avec des décors rouge et or et des lumières tamisées, le président américain a vanté la solidité des liens bilatéraux.
« President Xi and I both understand we represent different systems, but the ties between our people endure, and we’ve never gotten along better. »
Donald Trump, président des États-Unis
De son côté, le dirigeant chinois a insisté sur la convergence des ambitions nationales. Xi Jinping a rappelé que les objectifs des deux superpuissances pouvaient se renforcer mutuellement, tandis que la tenue de la première dame Melania Trump, composée d’une blouse en popeline de coton blanc Saint Laurent, d’une cummerbund en soie noire et de pantalons en brocard Dolce & Gabbana ornés de motifs de pivoines, attirait l’attention des observateurs.
Une liste d’invités dominée par les géants de la tech américaine
Le parterre d’invités ressemblait à un véritable sommet de l’industrie technologique mondiale. Des figures majeures de la Silicon Valley et de l’intelligence artificielle ont fait le déplacement, illustrant l’imbrication étroite entre les intérêts économiques et les décisions diplomatiques. Étaient notamment présents Jeff Bezos d’Amazon, Elon Musk de Tesla et SpaceX, Sundar Pichai de Google, ainsi que le directeur général de Nvidia, Jensen Huang, qui a opté pour un smoking classique plutôt que sa veste en cuir emblématique, selon les comptes rendus de la presse.

L’exécutif d’OpenAI, Sam Altman, a quant à lui signé des autographes dès son arrivée à la Maison-Blanche, aux côtés du président de l’entreprise Greg Brockman et du patron de Dell Technologies, Michael Dell. D’autres dirigeants d’envergure, comme le directeur général de LVMH Bernard Arnault et Tim Cook, figuraient également parmi les convives de ce dîner de haut vol, tandis qu’aucun dirigeant d’entreprise chinoise ne figurait sur la liste finale publiée à l’issue des préparatifs.
Les enjeux de l’intelligence artificielle et des semi-conducteurs au menu
Au-delà du faste et des réjouissances, les discussions de fond menées en marge de l’événement se sont concentrées sur des dossiers névralgiques pour l’économie mondiale. Les protocoles de sécurité liés à l’intelligence artificielle, les restrictions sur l’exportation des puces électroniques avancées et la chaîne d’approvisionnement en minerais critiques ont monopolisé l’attention des experts et des marchés financiers.

Ces pourparlers de haut niveau font suite à des discussions préparatoires menées par le secrétaire au Trésor américain Scott Bessent et le vice-Premier ministre chinois He Lifeng, axées spécifiquement sur les protocoles de sécurité en matière d’intelligence artificielle. Alors que Washington utilise les contrôles à l’exportation pour freiner les avancées technologiques de Pékin, la riposte chinoise s’articule autour des restrictions sur les terres rares, indispensables à la fabrication de composants électroniques et de matériel militaire.
Visite du chantier de la future salle de réception et menu de gala
Fidèle à son habitude de mêler affaires et mises en scène spectaculaires, le président américain a profité de la soirée pour faire une incursion hors protocole. S’adressant aux convives, il les a invités à traverser un rideau pour découvrir l’état d’avancement du chantier de la grande salle de réception en construction sur la pelouse sud de la Maison-Blanche, un projet pharaonique qu’il qualifie volontiers de « Great Hall of the United States ».
Les convives ont ainsi pu déguster un menu élaboré avec le concours de la première dame et servi sur le service en porcelaine rouge de l’ère Ronald Reagan. Le repas a débuté par un velouté de courge jaune aux champignons sauvages, suivi d’un bar croustillant au sésame accompagné de bok choy et d’aubergines du jardin, avant de s’achever par un crémeux à la vanille et des douceurs au miel récolté directement sur le domaine présidentiel.