Publié le 2024-02-29 10:15:00. Une jeune femme a récemment subi une complication rare suite à une thrombose, révélant les risques potentiels, bien que faibles, liés à la prise de contraceptifs hormonaux. Les experts soulignent l’importance d’une consultation médicale préalable pour évaluer ces risques.
- Une thrombose peut entraîner une augmentation de la pression intracrânienne et, dans de rares cas, une fuite de liquide céphalo-rachidien.
- Les contraceptifs combinés (œstrogènes et progestatif) peuvent légèrement augmenter le risque de thrombose veineuse, mais ce risque reste faible.
- Une évaluation médicale approfondie est essentielle avant de commencer une contraception hormonale.
La survenue d’une fistule, une communication anormale entre deux organes, est une complication inhabituelle d’une thrombose. Dans le cas d’Ana Júlia, une patiente dont le nom n’a pas été entièrement divulgué, cette complication s’est manifestée par une fuite de liquide céphalo-rachidien (LCR) vers la cavité nasale, conséquence directe de l’hypertension intracrânienne provoquée par l’obstruction vasculaire.
Selon le Dr. Drusus Pérez Marques, spécialiste, « lorsque le patient présente une thrombose, le vaisseau devient obstrué, réduisant ainsi le flux sanguin provenant du cerveau. Comme le crâne est rigide, il commence à y avoir une augmentation de la pression à l’intérieur. Et cela peut conduire à une fuite de LCR, une complication rare de la thrombose. »
Le traitement d’une thrombose repose principalement sur l’administration d’anticoagulants, des médicaments qui fluidifient le sang. Cependant, dans certains cas, l’organisme peut résorber spontanément le caillot, évitant ainsi la nécessité d’une intervention chirurgicale. La décision thérapeutique est prise au cas par cas, en fonction de la gravité de la thrombose et de l’état général du patient.
L’utilisation de contraceptifs hormonaux, et plus particulièrement des pilules combinées, a été associée à un léger risque accru de thrombose. Le Dr. Pérez Marques précise que « le contraceptif augmente légèrement les protéines de la coagulation. C’est un facteur de risque de thrombose veineuse. Mais il existe d’autres situations qui peuvent également aggraver la situation, comme un traumatisme crânien ou une maladie inflammatoire, comme la dengue. »
Les statistiques indiquent que le risque de thrombose chez les femmes utilisant des contraceptifs combinés est d’environ 3 à 9 cas pour 10 000 femmes par an, soit un risque 1,5 à 2 fois supérieur à celui observé dans la population générale ne prenant pas de contraceptifs. Il est important de noter que les pilules contenant uniquement du progestatif présentent un risque moindre.
Face à ces éléments, les professionnels de santé insistent sur la nécessité d’une consultation gynécologique préalable à la prescription de tout contraceptif hormonal. Cette consultation permet d’évaluer les antécédents médicaux de la patiente, d’identifier les éventuels facteurs de risque et de choisir la méthode contraceptive la plus adaptée à sa situation. « Avant de décider de prendre un contraceptif, une consultation clinique avec un spécialiste est importante pour évaluer les risques de la patiente », souligne le Dr. Pérez Marques.
