Publié le 31 décembre 2025 à 18h00. Après une période de forte circulation, la coqueluche montre des signes de recul dans la province de Santa Fe, selon le dernier rapport épidémiologique, mais les autorités sanitaires insistent sur la nécessité de maintenir les efforts de prévention et de vaccination.
- Le nombre de cas confirmés et probables de coqueluche a diminué de manière significative ces dernières semaines.
- Le département de Rosario concentre environ 80 % des cas confirmés dans la province.
- La vaccination, en particulier celle des femmes enceintes, reste la principale stratégie de protection contre cette maladie.
La coqueluche, une infection respiratoire hautement contagieuse, avait suscité des inquiétudes croissantes à Santa Fe au cours des dernières semaines de 2025. Le dernier bulletin épidémiologique provincial fait état d’une tendance encourageante : une baisse soutenue des cas confirmés et probables, après une période de forte circulation.
Entre les semaines épidémiologiques (SE) 1 et 51 de 2025, 357 cas suspects de coqueluche ont été recensés, dont 71 confirmés et 12 classés comme probables, selon le ministère de la Santé provincial. L’analyse de la courbe épidémique révèle que la concentration la plus importante de cas s’est produite pendant la période hivernale et le début du printemps, une tendance saisonnière habituelle pour cette maladie.
Après un pic de cas confirmés et probables, le nombre de nouvelles notifications a commencé à diminuer progressivement. Au cours des dernières semaines incluses dans le bulletin, le nombre de nouveaux cas est considérablement inférieur à celui enregistré pendant la période de plus forte circulation, ce qui marque une rupture avec la tendance à la hausse observée il y a quelques mois. Les autorités sanitaires attribuent cette baisse à plusieurs facteurs, notamment le renforcement de la surveillance, la notification rapide des cas suspects, le diagnostic précoce et, surtout, l’impact de la vaccination.
Le rapport précise que la coqueluche a touché des personnes de tous âges, des nourrissons d’un mois aux adultes de plus de 68 ans. Cependant, la tranche d’âge la plus touchée reste celle des enfants de moins d’un an, avec 25 cas confirmés, ce qui souligne la vulnérabilité des nourrissons à cette infection respiratoire. La répartition par âge montre également une présence significative de cas chez les enfants, les adolescents et les jeunes adultes, confirmant que la coqueluche n’est pas une maladie exclusivement infantile.
Sur le plan géographique, le département de Rosario concentre près de 80 % des cas confirmés, suivi de loin par La Capital et d’autres départements avec un nombre de notifications plus faible. Cette concentration territoriale est également visible sur les graphiques du rapport, qui montrent un comportement localisé de l’épidémie, bien qu’avec un impact provincial.

Le rapport provincial rappelle un fait tragique : en 2025, un nourrisson d’un mois atteint de coqueluche est décédé, n’ayant pas encore reçu le vaccin en raison de son âge et sa mère n’ayant pas été vaccinée pendant sa grossesse. Ce cas souligne l’importance cruciale de la vaccination maternelle comme stratégie de protection indirecte pour les nouveau-nés.
Le ministère de la Santé insiste sur le fait que la baisse actuelle des cas ne doit pas être interprétée comme la fin du problème, mais plutôt comme une opportunité de renforcer la couverture vaccinale et d’éviter de nouveaux pics. La notification obligatoire des cas suspects, le diagnostic rapide et le respect du calendrier de vaccination restent les principaux outils pour maintenir la tendance à la baisse observée dans les dernières données.

La coqueluche est une maladie évitable par la vaccination. Le calendrier vaccinal prévoit des doses pendant l’enfance, des rappels à l’adolescence et le triple vaccin bactérien acellulaire pendant la grossesse.
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