Quatre nouvelles jeunes femmes ont été interpellées à Rufisque, Keur Massar et Pikine avant d’être présentées au parquet de Pikine-Guédiawaye dans le cadre de l’affaire dite des « présumées lesbiennes ». Ces interpellations portent à douze le nombre total de personnes impliquées dans cette procédure judiciaire ouverte pour des faits qualifiés d’« actes contre nature ».
L’enquête s’élargit. Selon les informations rapportées par le journal Les Échos, les arrestations se sont déroulées dans plusieurs localités. Les suspectes ont ensuite été conduites devant le parquet de Pikine-Guédiawaye.
Arrestations ciblées à Rufisque, Keur Massar et Pikine
Cette nouvelle série d’interpellations survient peu de temps après l’arrestation d’un premier groupe de huit jeunes femmes.
Ces dernières avaient été appréhendées par la Brigade de recherches de Keur Massar à la suite d’un renseignement précis. Déférées au parquet, elles avaient fait l’objet d’une information judiciaire ouverte par le procureur Saliou Dicko. Le dossier a ensuite été confié au juge du deuxième cabinet, conformément au réquisitoire introductif du parquet visant des faits qualifiés d’actes contre nature. À l’issue d’un retour de parquet, ces huit premières suspectes avaient été inculpées et placées sous mandat de dépôt.
L’exploitation des téléphones portables oriente les enquêteurs
Les investigations ne se sont pas limitées à ce premier groupe.
L’exploitation des téléphones saisis et les auditions réalisées ont permis aux autorités de mettre au jour de nouveaux noms. Cette avancée a conduit le magistrat instructeur à délivrer une délégation judiciaire à la Brigade de recherches de Keur Massar pour mener de nouvelles actions.
Douze personnes désormais impliquées dans la procédure
Avec l’arrivée de ce second groupe, le total atteint douze personnes mises en cause.
A. Guèye, F. B. Sylla, M. Sène et A. F. Celles-ci ont été conduites devant les autorités judiciaires pour être présentées au magistrat instructeur.
Une liste de mis en cause qui pourrait encore s’allonger
La liste des mis en cause pourrait s’allonger dans les semaines à venir.
L’exploitation minutieuse des téléphones portables saisis par les enquêteurs suggère l’existence d’un réseau plus vaste. Cela laisse présager de nouvelles interpellations à mesure que la procédure progresse sous la conduite du juge d’instruction.