Home Santé#AHA25. Seule la moitié des jeunes ayant un taux de cholestérol LDL très élevé commencent un traitement par statines au cours des cinq premières années suivant l’identification des valeurs élevées.

#AHA25. Seule la moitié des jeunes ayant un taux de cholestérol LDL très élevé commencent un traitement par statines au cours des cinq premières années suivant l’identification des valeurs élevées.

by Sophie Martin

Publié le 21 novembre 2025 16:45:00. Une nouvelle étude révèle que moins de la moitié des jeunes adultes diagnostiqués avec un taux élevé de « mauvais cholestérol » (LDL) débutent un traitement par statines dans les cinq années qui suivent, soulignant un manque de suivi préoccupant face aux risques cardiovasculaires.

  • Seulement 45,7 % des jeunes adultes ayant un taux de LDL-C entre 160 et 189 mg/dL et présentant un risque cardiovasculaire accru commencent un traitement aux statines dans les cinq ans suivant le diagnostic.
  • Le début de l’âge adulte est une période cruciale pour la prévention des maladies cardiovasculaires, mais elle est souvent négligée.
  • L’étude met en évidence des obstacles potentiels à la pratique médicale, tant du côté des patients que des médecins, qui expliquent le manque d’initiation ou de suivi des traitements.

Une étude récente, présentée lors des Sessions scientifiques de l’American Heart Association 2025, a mis en lumière des lacunes significatives dans la prise en charge du cholestérol chez les jeunes adultes. Les résultats indiquent que moins de la moitié des personnes âgées de 18 à 39 ans, présentant des niveaux élevés de cholestérol LDL (lipoprotéines de basse densité, communément appelé « mauvais cholestérol »), ne commencent pas un traitement par statines dans les cinq années suivant le diagnostic initial.

Conformément aux recommandations de l’American College of Cardiology (ACC) et de l’American Heart Association (AHA) datant de 2018, un traitement aux statines est conseillé aux individus présentant un taux de LDL-C supérieur à 190 mg/dL (environ 4,9 mmol/L) afin de prévenir les maladies cardiovasculaires athéroscléreuses (ASCVD). Ces maladies incluent les crises cardiaques et les accidents vasculaires cérébraux.

L’étude a analysé les données de 771 681 membres du système de santé Kaiser Permanente de Californie du Sud, âgés de 18 à 39 ans, qui ont reçu un premier diagnostic de taux de cholestérol LDL élevé entre 2008 et 2020. Les participants ont été classés en fonction de leur taux de cholestérol et de leur risque estimé de développer une maladie cardiovasculaire à long terme. Les chercheurs ont ensuite vérifié si des examens complémentaires avaient été effectués et si un traitement par statines avait été initié après un, deux et cinq ans.

Les résultats sont préoccupants : parmi les personnes présentant un LDL-C supérieur ou égal à 190 mg/dL, seulement 28,4 % ont commencé un traitement au cours de la première année et 45,7 % dans les cinq ans. Un chiffre similaire a été observé chez ceux dont le taux de LDL-C se situait entre 160 et 189 mg/dL et qui présentaient un risque cardiovasculaire accru : 25,3 % ont débuté un traitement la première année et 46,4 % après cinq ans.

Ces données soulignent l’importance d’une intervention précoce pour la prévention des maladies cardiovasculaires, une période souvent négligée dans la pratique médicale actuelle. L’identification d’un taux de cholestérol élevé ne suffit pas ; un suivi et un traitement adéquats sont essentiels pour en maximiser les bénéfices.

La recherche présente toutefois certaines limites. L’étude n’a pas évalué si les patients ayant reçu une prescription de statines suivaient effectivement le traitement, ce qui pourrait influencer les résultats à long terme. De plus, elle n’a pas permis de déterminer les raisons pour lesquelles le traitement n’était pas initié ou les examens de suivi n’étaient pas réalisés, des facteurs qui pourraient refléter des obstacles réels rencontrés par les patients et les médecins.

Enfin, étant menée au sein d’un système de santé intégré et sur une population assurée, les résultats pourraient ne pas être entièrement représentatifs de la situation des personnes non assurées ou ayant un accès limité aux soins médicaux.

Ces résultats plaident en faveur de programmes de dépistage ciblés, d’une sensibilisation accrue aux risques cardiovasculaires et de stratégies visant à améliorer l’observance thérapeutique chez les jeunes adultes. Une collaboration renforcée entre les médecins, les patients et les systèmes de santé est cruciale pour réduire le fardeau des maladies cardiovasculaires prématurées.

Article rédigé avec l’aide de l’IA, vérifié et édité par l’équipe de Guard Report, composée de spécialistes du domaine médical.

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