Un traitement développé grâce à l’intelligence artificielle pourrait bientôt offrir une nouvelle perspective aux patients atteints de polypose adénomateuse familiale (PAF), une maladie génétique prédisposant au cancer colorectal. Les premiers résultats, publiés le 11 décembre 2025, indiquent une réduction significative et durable des polypes chez les patients traités.
Recursion Pharmaceuticals, l’entreprise à l’origine de ce médicament oral, a annoncé des résultats jugés « prometteurs » par la communauté scientifique. La PAF affecte plus de 50 000 personnes et nécessite une surveillance constante et des traitements coûteux tout au long de la vie.
Le coût actuel de la prise en charge de la PAF est considérable. La détection précoce représente une dépense de plus de 10 000 $ (environ 9 200 €) par patient, tandis que le diagnostic tardif peut dépasser les 37 000 $ (environ 34 000 €). En outre, le traitement du cancer colorectal métastatique, auquel les personnes atteintes de PAF sont particulièrement vulnérables, peut atteindre 300 000 $ (environ 275 000 €) par cas. Au total, la PAF représente un fardeau financier estimé à plus d’1 milliard de dollars (environ 920 millions d’euros) par an pour la société, soit plus de 15 milliards de dollars (environ 13,7 milliards d’euros) en valeur actualisée.
Selon les experts, ce nouveau traitement ne devrait plus rencontrer d’obstacles réglementaires majeurs. Les données disponibles concernant son efficacité et sa sécurité sont désormais suffisantes pour permettre une application plus large, tout en poursuivant les études sur les dosages optimaux et l’identification des patients qui pourraient en bénéficier le plus. « L’alternative est davantage de coûts et de souffrances inutiles », souligne un observateur.
Recursion Pharmaceuticals prévoit une collaboration avec la Food and Drug Administration (FDA) au premier semestre 2026. À ce stade, aucune information n’a été divulguée concernant les économies potentielles que ce traitement pourrait générer pour le système de santé.
