Publié le 23 novembre 2023 14:35:00. Face à un marché immobilier chinois en berne, les propriétaires, désespérés de vendre, se tournent de plus en plus vers des pratiques superstitieuses issues d’une philosophie néo-taoïste, le xuanxue, dans l’espoir d’attirer la chance.
- La vente de biens immobiliers en Chine continentale est devenue extrêmement difficile, poussant les propriétaires à recourir à des rituels superstitieux.
- Ces pratiques incluent des offrandes dans les temples, l’achat de talismans et l’utilisation de symboles censés porter chance.
- Le phénomène reflète le pessimisme croissant des propriétaires face à la baisse continue des prix de l’immobilier.
La situation est telle que certains propriétaires chinois se tournent vers le xuanxue, un courant de pensée néo-taoïste qui, dans le langage courant d’Internet, désigne toute forme de rituel censé attirer la bonne fortune. Des modifications du feng shui aux talismans numériques, en passant par des prières et des offrandes, les méthodes se multiplient pour tenter de débloquer les ventes.
Récemment, une habitante de Shanghai a partagé sur les réseaux sociaux son succès : après avoir prié au temple Jing’an et touché la main d’une statue de Bouddha, elle aurait trouvé un acheteur. Son témoignage a rapidement fait le tour du web, suscitant une vague d’espoir et de commentaires. Des centaines d’internautes ont répondu avec l’emoji d’une main en prière, espérant bénéficier d’un peu de sa chance. “Je prie pour que mon appartement se vende rapidement”, pouvait-on lire parmi les nombreux messages. Un autre utilisateur ajoutait : “J’en ai trois à vendre”.
Ce recours à la superstition intervient alors que le marché immobilier chinois connaît sa cinquième année consécutive de ralentissement. Les agents immobiliers constatent que les biens restent plus longtemps sur le marché et que les acheteurs sont de plus en plus en position de négocier les prix à la baisse. Plus la vente tarde, plus les propriétaires sont contraints de revoir leurs prétentions à la baisse, expliquent-ils.
Ce phénomène souligne le désespoir croissant des propriétaires face à une situation économique incertaine et à la perspective de nouvelles baisses de prix. Il témoigne également d’un regain d’intérêt pour les traditions et les croyances populaires, perçues comme un dernier recours face à l’adversité.
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