Le Canada risque de laisser passer une opportunité cruciale pour améliorer la vie des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer. Un nouveau rapport de la Société Alzheimer de l’Ontario (SAO) tire la sonnette d’alarme sur le manque de préparation du pays à déployer rapidement les traitements innovants qui peuvent ralentir la progression de la maladie à ses débuts.
Selon la SAO, les gouvernements fédéral et provinciaux doivent agir sans délai pour garantir un accès équitable à ces nouvelles thérapies. L’organisme réclame notamment un renforcement du diagnostic précoce, une amélioration de l’accès aux tests nécessaires et une meilleure coordination des soins.
« Le Canada se trouve à un moment décisif en matière de prise en charge de la maladie d’Alzheimer, et les gouvernements ne peuvent plus se permettre de repousser cet enjeu à plus tard », a déclaré Cathy Barrick, directrice générale de la SAO, dans un communiqué diffusé jeudi. « Chaque jour de retard compromet les chances d’un plus grand nombre de Canadiens d’avoir accès à des options de traitement et de conserver l’espoir. »
La SAO propose une feuille de route nationale, élaborée en collaboration avec des cliniciens, des responsables du réseau de la santé et des personnes vivant avec la maladie, afin d’accélérer l’accès aux traitements. Cette initiative vise à structurer et harmoniser les approches à l’échelle du pays.
Le Québec est particulièrement concerné par cette situation. En 2021, environ 150 000 personnes vivaient avec la maladie d’Alzheimer ou un autre trouble neurocognitif dans la province, et ce nombre pourrait atteindre près de 207 000 d’ici 2040, selon les estimations gouvernementales.