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Aminata Touré et Amadou Ba s’opposent sur l’enquête du fonds Jamm Casamance

Une commission d’enquête parlementaire proposée au Sénégal suscite en octobre 2026 de vives divergences entre l'ancienne Première ministre Aminata Touré et le vice-président de…

Aminata Touré et Amadou Ba s'opposent sur l'enquête du fonds Jamm Casamance

Une commission d’enquête parlementaire proposée au Sénégal suscite en octobre 2026 de vives divergences entre l’ancienne Première ministre Aminata Touré et le vice-président de l’Assemblée nationale Amadou Ba, sur fond de débats concernant la gestion du Fonds Jamm Casamance et les prérogatives des organes de contrôle financier.

Le débat sur les fonds spéciaux et la gestion du Fonds Jamm Casamance

La proposition de mettre en place une commission d’enquête parlementaire pour examiner la gestion des fonds spéciaux de la Primature a ravivé des tensions au sein de la classe politique sénégalaise en octobre 2026. Au centre des discussions se trouve le Fonds Jamm Casamance, un programme consacré à la gestion de la paix dans la région de la Casamance. Selon les précisions apportées par Amadou Ba, ce dispositif constitue l’unique fonds spécial logé à la Primature et visé par les investigations pour la période allant de 2012 à 2026, tel que le rapporte la publication spécialisée 24heureinfo.

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Cette initiative parlementaire s’inscrit dans un climat où plusieurs autres dossiers financiers font l’objet d’interrogations publiques, notamment ceux de l’ASER, de Kosmos et de l’affaire des milliards de francs CFA liés à Bakel. Dans ce contexte, l’ancienne Première ministre Aminata Touré, par ailleurs superviseure générale du mouvement Kiiraay, a réclamé publiquement l’intégration de ce fonds dans les investigations de l’Assemblée nationale lors d’un rassemblement politique à Bambilor, d’après les informations diffusées par le média Actusen.

Aminata Touré plaide pour le recours aux institutions spécialisées de contrôle

Malgré sa demande initiale d’implication de l’Assemblée nationale, Aminata Touré émet de fortes réserves sur la méthode et conteste la légitimité des députés à mener directement des investigations financières. Elle soutient que les parlementaires ne disposent ni des attributions juridiques ni des compétences techniques requises pour se substituer aux structures habilitées. Dans ses interventions publiques relayées sur les réseaux sociaux et dans la presse, elle insiste pour que les dossiers soient confiés à la Cour des comptes et à l’Inspection générale d’État, abrégée en IGE, ainsi que le détaille le site d’information Leral.

Aminata Touré et Amadou Ba s'opposent sur l'enquête du fonds Jamm Casamance
Photo : Leral.net

L’ancienne cheffe du gouvernement met en garde contre des démarches qu’elle qualifie de politiques ou populistes, exhortant les acteurs institutionnels à écarter les manœuvres politiciennes.

Amadou Ba défend la légitimité des députés et l’exigence de transparence

À cette approche restrictive s’oppose la vision d’Amadou Ba, vice-président de l’Assemblée nationale. Ce dernier soutient que les parlementaires agissent pleinement dans le cadre des compétences constitutionnelles qui leur sont reconnues lorsqu’ils décident de contrôler l’utilisation des deniers publics au moyen de commissions d’enquête. Il appelle ainsi à rejeter toute tentative d’évitement de la reddition des comptes, en affirmant que la transparence constitue une exigence fondamentale du peuple sénégalais, selon les éléments rapportés par 24heureinfo.

Le débat s’est également élargi aux responsabilités des différents chefs de gouvernement qui se sont succédé au cours de la période ciblée. Amadou Ba rappelle que l’enquête concerne potentiellement plusieurs anciens Premiers ministres, parmi lesquels figurent Abdoul Mbaye, Aminata Touré elle-même, Amadou Ba, Sidiki Kaba et Ousmane Sonko, au titre de leurs fonctions passées. Dans le même temps, d’autres voix politiques, à l’instar de la responsable libérale Hawa Abdoul Ba, demandent que l’exigence de reddition des comptes s’applique sans distinction ni sélectivité à l’ensemble des gestionnaires de fonds publics, en s’interrogeant sur l’opportunité de prioriser certains dossiers plus anciens remontant à 2015, d’après les précisions publiées par le portail Senego.

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À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.