Publié le 15 novembre 2023 10:35:00. Une épidémie de légionellose frappe le quartier de San Siro à Milan, faisant déjà une victime et plusieurs hospitalisations, tandis que les habitants se souviennent d’une situation similaire survenue en 2017.
- Onze cas de légionellose ont été recensés à San Siro, dont un décès.
- Huit personnes atteintes de la maladie sont actuellement hospitalisées.
- Les autorités sanitaires locales (Ats Ville Métropolitaine de Milan) enquêtent sur l’origine de l’infection.
Une nouvelle épidémie de légionellose, une infection respiratoire causée par la bactérie Legionella, inquiète les habitants du quartier de San Siro à Milan. Selon l’Ats Ville Métropolitaine de Milan (Agence de santé territoriale de la ville métropolitaine de Milan), onze cas ont été confirmés à ce jour, dont malheureusement un décès. Huit autres personnes atteintes de la maladie ont été admises à l’hôpital.
L’épidémie est particulièrement concentrée près de la via Rembrandt. Les personnes touchées présentent toutes des facteurs de risque prédisposant à l’infection, précisent les autorités sanitaires. Des prélèvements sont en cours dans les habitations afin d’identifier la source de la contamination. L’Ats évalue également d’autres lieux sensibles du quartier.
Ce nouvel épisode rappelle un cas similaire survenu en juillet dernier dans les immeubles de la via Rizzoli. En 2017, les habitants de cette rue avaient déjà été confrontés à une épidémie de légionellose qui avait contaminé neuf personnes, entraînant également un décès. Suite à la récente vague, les copropriétés de la via Rizzoli avaient signalé des problèmes de distribution d’eau chaude.
La légionellose se contracte par l’inhalation de minuscules gouttelettes d’eau contaminées par la bactérie Legionella. Cette bactérie prolifère dans les milieux aquatiques, notamment dans les systèmes d’eau, les réservoirs et les canalisations où la température se situe entre 25 et 45 degrés Celsius, en présence d’eau stagnante, d’incrustations et de sédiments. L’Ats Milano souligne que la transmission de la bactérie d’une personne à une autre est impossible, tout comme la contamination par la nourriture ou l’eau potable.