Publié le 14 janvier 2026. L’attente monte parmi les pré-inscrits au programme gouvernemental « Nouveau : Maison », qui promettait des logements à prix réduit, face aux craintes d’un durcissement des conditions de prêt et d’une remise en question de l’objectif initial.
- La capitalisation boursière des ventes d’appartements à Séoul a atteint un niveau record de 1 832 315,418 milliards de wons (environ 1 100 milliards d’euros) à la fin de l’année dernière.
- Les bénéficiaires du programme « Nouveau : Maison » s’inquiètent d’un possible écart entre les conditions de prêt initialement annoncées et celles qui leur seront réellement proposées.
- Des pétitions civiles ont été déposées auprès du ministère du Territoire, de l’Infrastructure et des Transports pour demander le respect des engagements pris.
L’ambitieux programme « Nouveau : Maison », lancé en 2022, visait à proposer 500 000 logements abordables à la vente, dont la moitié sous forme de « participation aux bénéfices », un système de location-accession où le prix d’achat est réduit en échange d’un partage des plus-values futures. Le gouvernement avait initialement promis des conditions de prêt avantageuses, avec un financement pouvant atteindre 80 % du prix du bien et une durée de remboursement de 40 ans.
Cependant, les pré-inscrits craignent désormais que ces promesses ne soient pas tenues. L’annonce des conditions de prêt définitives a été repoussée à plusieurs reprises, et des rumeurs circulent sur une possible réduction du ratio prêt/valeur du bien (LTV) à 50 ou 60 %, ainsi qu’une diminution de la durée de remboursement à 20 ans. Cette situation est particulièrement préoccupante pour les logements construits sur des terrains appartenant à l’État ou à des institutions publiques, où les banques pourraient être réticentes à accorder des prêts importants en raison du manque de garantie foncière.
Les futurs acquéreurs dénoncent un possible revirement politique et une violation du principe de confiance. Ils estiment que le gouvernement, en tant que propriétaire du terrain, devrait assumer une partie du risque et proposer des garanties supplémentaires pour faciliter l’accès au logement.
Les jeunes mariés sont particulièrement touchés par cette incertitude, car ils ne peuvent bénéficier de dispositifs spécifiques que dans les sept premières années de leur mariage. En attendant l’annonce des conditions définitives, ils risquent de perdre cette opportunité.
Selon les pétitionnaires, le ministère du Territoire, de l’Infrastructure et des Transports avait explicitement indiqué, dans un communiqué de presse du 25 octobre 2022, que les logements en location foncière seraient éligibles à un produit hypothécaire spécifique (80 % LTV, maximum 40 ans, taux fixe avantageux). Ils dénoncent une « volte-face » et exigent une correction immédiate.
Un des pré-inscrits a déclaré :
« Si les conditions financières sont trop restrictives, l’objectif de rendre le logement plus accessible sera compromis. »
Journaliste Kim Pyeong-hwa [email protected]