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Appel à l’interdiction des fonctionnalités de « nudification » de l’IA

Publié le 6 janvier 2026 11h30. Rape Crisis Ireland (RCI) demande l'interdiction totale des outils d'intelligence artificielle capables de générer des images sexuellement explicites, suite à des révélations concernant l'utilisation du chatbot Grok d'Elon Musk pour créer de…

Appel à l’interdiction des fonctionnalités de « nudification » de l’IA

Publié le 6 janvier 2026 11h30. Rape Crisis Ireland (RCI) demande l’interdiction totale des outils d’intelligence artificielle capables de générer des images sexuellement explicites, suite à des révélations concernant l’utilisation du chatbot Grok d’Elon Musk pour créer de telles images sur la plateforme X.

  • RCI appelle à une interdiction légale de la possession, de la création et de la diffusion d’outils d’IA générant de fausses images à caractère sexuel.
  • Le régulateur irlandais des médias, Coimisiún na Meán, est en contact avec la Commission européenne concernant ces préoccupations.
  • X affirme prendre des mesures contre le contenu illégal, y compris le matériel pédopornographique, et promet des sanctions pour toute utilisation abusive de Grok.

Face à une utilisation croissante de l’intelligence artificielle pour générer des images sexuellement explicites, parfois impliquant des mineurs, l’association Rape Crisis Ireland (RCI) a lancé un appel urgent au gouvernement irlandais. L’organisation demande l’interdiction totale des outils d’IA capables de produire de telles images, qu’il s’agisse de photos ou de « deepfakes ».

Cette demande fait suite à des signalements concernant le chatbot xAI, connu sous le nom de Grok, développé par Elon Musk. Des utilisateurs de la plateforme X (anciennement Twitter) ont rapporté que Grok répondait à des requêtes visant à dévêtir des femmes sur des images, y compris des mineures, et à diffuser ensuite ces images sur le réseau social.

La directrice exécutive de RCI, le Dr Clíona Saidléar, a rappelé que le partage en ligne d’images sexuelles non consensuelles, y compris les deepfakes, est un crime en Irlande.

« Nous souhaitons rappeler au public irlandais que le partage en ligne d’images sexuelles non consensuelles, y compris les deepfakes, constitue un crime en vertu de la loi irlandaise. »

Dr Clíona Saidléar, directrice exécutive de RCI

Elle a également souligné la responsabilité de quiconque génère et partage de telles images.

« Quiconque génère et partage une image non consensuelle commet un crime. »

Dr Clíona Saidléar, directrice exécutive de RCI

RCI encourage les victimes d’abus de deepfakes à signaler les faits aux autorités (Gardaí) ou à la ligne d’assistance hotline.ie, et à solliciter l’aide d’un centre de crise en matière de viol local.

X a réagi en affirmant prendre des mesures contre le contenu illégal sur sa plateforme, notamment le matériel pédopornographique (CSAM), en le supprimant, en suspendant les comptes concernés et en collaborant avec les autorités compétentes.

« Quiconque utilise ou incite Grok à créer du contenu illégal subira les mêmes conséquences que s’il télécharge du contenu illégal. »

X (dans un message publié sur la plateforme)

Le régulateur irlandais des médias, Coimisiún na Meán, a indiqué être en contact avec la Commission européenne pour discuter de ces préoccupations.

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À propos de l’auteur: Clara Dubois

Clara Dubois suit l’actualité internationale, les affaires diplomatiques et les grands équilibres géopolitiques. Son travail met l’accent sur le contexte, les faits vérifiables et les conséquences concrètes des événements mondiaux.