Apple a affiché des résultats trimestriels supérieurs aux attentes des analystes, porté par un fort engouement pour son dernier modèle d’iPhone, malgré un contexte économique mondial incertain et un retard pris dans la course à l’intelligence artificielle.
L’iPhone 17, commercialisé le mois dernier, a généré 49 milliards de dollars américains (environ 45 milliards d’euros) de ventes entre juillet et septembre, soit une hausse de 6 % sur un an. Bien que dépourvu des fonctionnalités d’IA les plus avancées proposées par ses concurrents Samsung et Google, le nouveau téléphone a séduit les consommateurs grâce à un design modernisé, notamment un élégant effet de « verre liquide » sur l’écran.
Le bénéfice net d’Apple a quasiment doublé, atteignant 27,5 milliards de dollars américains (environ 25,5 milliards d’euros), soit 1,85 dollar par action. Le chiffre d’affaires a progressé de 8 % sur un an, pour atteindre 102,5 milliards de dollars américains (environ 95 milliards d’euros). Ces chiffres ont largement dépassé les prévisions du marché, entraînant une hausse de 3 % de l’action Apple lors des échanges post-clôture.
Tim Cook, PDG d’Apple, s’est déclaré confiant quant à la performance future de l’iPhone 17, anticipant une nouvelle augmentation des ventes au cours du dernier trimestre de l’année, à l’approche des fêtes de fin d’année. « À l’approche des fêtes de fin d’année, avec notre gamme la plus performante à ce jour, je suis extrêmement enthousiaste », a-t-il déclaré.
Cependant, les ventes ont reculé de 4 % en Chine par rapport à l’année précédente. Au niveau mondial, 58,6 millions d’iPhone ont été vendus entre juillet et septembre, plaçant Apple en deuxième position derrière Samsung (61,4 millions de téléphones vendus).
Apple a également dû faire face à l’impact des droits de douane imposés par l’administration américaine, qui ont coûté 1,1 milliard de dollars américains (environ 1 milliard d’euros) au cours du dernier trimestre et devraient en coûter 1,4 milliard de dollars américains (environ 1,3 milliard d’euros) de plus d’ici la fin de l’année. Malgré ces contraintes, l’entreprise a maintenu ses prix.
L’entreprise de Cupertino est perçue comme étant à la traîne dans le domaine de l’intelligence artificielle, un secteur où Nvidia, fabricant de puces, a récemment franchi le cap de la valorisation boursière de 5 000 milliards de dollars américains (environ 4 650 milliards d’euros). Apple avait initialement promis des fonctionnalités d’IA plus importantes pour ses modèles de l’année dernière, mais n’a pu en déployer que partiellement. Une refonte de son assistant virtuel Siri, souvent critiqué, n’est désormais prévue qu’en 2025.
Néanmoins, selon l’analyste Dan Ives de Wedbush Securities, un rattrapage d’Apple dans le domaine de l’IA pourrait augmenter la capitalisation boursière de l’entreprise de 1 000 à 1 500 milliards de dollars américains (environ 930 à 1 400 milliards d’euros), soit 75 à 100 dollars américains (environ 69 à 93 euros) par action.
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