Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a annoncé que Téhéran et les médiateurs régionaux étudient un plan réduit à deux jours pour rouvrir le détroit d’Hormuz et relancer les négociations avec Washington.
L’Iran discute activement de propositions diplomatiques avec des médiateurs régionaux pour mettre fin au conflit en cours et rouvrir la voie maritime stratégique du détroit d’Hormuz. Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a déclaré que Téhéran examinait des solutions pour réduire la mise en œuvre de son plan en un délai encore plus court, selon les informations rapportées fin octobre 2026.
Les discussions sur le plan en deux jours et le rôle des médiateurs
Dans une interview accordée à Al Jazeera, Abbas Araghchi a confirmé qu’un accord de principe avait été trouvé pour accélérer le processus de réouverture de la voie maritime l’Iran a accepté de réduire la période d’application à deux jours. Cette annonce fait suite à une série de contacts diplomatiques intensifs menés par des intermédiaires régionaux, notamment le Qatar et l’Oman.
Nous sommes parvenus à ce stade à une proposition qui réduit la période de mise en œuvre à deux jours.
Téhéran propose l'arrêt des hostilités contre la levée du blocus
Le plan global initial, transmis aux États-Unis par l’intermédiaire du Qatar en septembre 2026, prévoit l’arrêt des hostilités, la levée du blocus naval américain, un allègement des sanctions pesant sur le secteur pétrolier iranien et la libération d’avoirs gelés. En contrepartie, l’Iran s’engage à rouvrir le trafic commercial dans le détroit et à reprendre le dialogue avec Washington.
Le Qatar tente d'éviter une reprise des hostilités
Ces tractations diplomatiques interviennent dans un climat de fortes tensions, alimenté par les menaces d’attaques formulées par les États-Unis et Israël à la suite du déclenchement du conflit en février 2026. Selon les informations de l’agence Reuters, un projet distinct émanant de médiateurs qataris a été examiné par Téhéran à la suite de la visite d’une délégation qatarie.
De son côté, Axios a rapporté que la diplomatie qatarie cherche activement à prévenir une reprise des hostilités et à relancer les pourparlers entre l’administration américaine et l’Iran avant les élections de mi-mandat aux États-Unis prévues le 3 novembre 2026. Les propositions incluent également la possibilité pour des inspecteurs de l’ONU de visiter des sites nucléaires bombardés en échange d’une levée partielle des sanctions.