Le Conseil de sécurité des Nations unies a rejeté un projet de résolution américain sur le Sahara occidental après un veto de la Russie, laissant la mission de paix MINURSO dans l’incertitude à l’approche de l’expiration de son mandat le 31 octobre 2026.
L’impasse diplomatique s’est nouée au siège de l’ONU, où les grandes puissances se sont opposées sur l’avenir de la présence onusienne. Le texte présenté par les États-Unis a recueilli onze voix favorables au Conseil de sécurité, mais il a échoué en raison du veto russe, tandis qu’une proposition alternative présentée par Moscou a été rejetée à son tour après avoir manqué du soutien nécessaire.
Le double veto et le blocage de la MINURSO
La tension au Conseil de sécurité a culminé lorsque les délégations américaine et russe ont bloqué leurs textes respectifs. Le projet américain prévoyait de prolonger la mission pour une durée de douze mois, tout en consacrant le plan d’autonomie marocain comme la seule base de négociations et en supprimant la référence au référendum dans le nom de la force, qui devait passer de la MINURSO à la MINUSO selon la couverture de Deutsche Welle.
La proposition américaine a obtenu onze voix pour, mais le représentant permanent de la Russie, Vassily Nebenzia, a exercé son droit de veto pour bloquer le texte. Le diplomate a estimé que le Conseil ne pouvait pas imposer unilatéralement une solution sur la souveraineté du territoire d’après les précisions rapportées par Middle East Eye.
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Vassily Nebenzia a déclaré : « Le Conseil de sécurité ne peut pas prédéterminer automatiquement les questions relatives à la souveraineté. Le Conseil de sécurité ne doit pas donner sa bénédiction à une approche aussi unilatérale. Par conséquent, nous avons été contraints de bloquer l’adoption du projet. »
En réponse, les États-Unis ont opposé leur veto à un contre-projet russe. Ce texte alternatif, consigné dans le document S/2026/868, proposait de renouveler la mission pour une année supplémentaire en maintenant les termes antérieurs. Cette alternative n’a recueilli que trois voix favorables, émanant de la Chine, de la Somalie et de la Russie, tandis que onze membres se sont abstenus et que Washington a voté contre selon les données publiées par Big News Network.
Les arguments de Washington et la fin du référendum
L’ambassadeur américain Michael Waltz a vivement critiqué l’issue du scrutin, estimant que le maintien de la référence au référendum n’avait plus de justification pratique après des décennies de blocage sur l’éligibilité des électeurs. Malheureusement, certains membres de ce Conseil ont utilisé leur veto pour préserver la lettre « R » du référendum dans le nom de la mission, alors même que les Nations unies ne se préparent pas à organiser un tel vote depuis des décennies
, a déclaré le représentant américain selon la déclaration officielle de la mission américaine.
Les États-Unis ont également insisté sur la situation humanitaire dans les camps de Tindouf, plaidant pour que le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés procède à un enregistrement des populations déplacées qui attendent une solution durable depuis cinquante ans.

La réaction de Rabat et la fin du cadre international
Du côté de Rabat, le Cabinet royal a salué l’absence de renouvellement du mandat de la MINURSO, y voyant la conclusion d’un chapitre de trente-cinq ans qu’il juge anachronique. Selon le communiqué officiel, cette situation doit entraîner le retrait du personnel, des véhicules et des équipements de la mission des provinces du Sud du Royaume d’après le compte rendu de Peoples Gazette Nigeria.
Le Maroc considère que la mission a longtemps servi à internationaliser un différend régional tout en perpétuant le statu quo. Tout en confirmant son attachement strict au respect du cessez-le-feu et de sa sécurité nationale, le gouvernement marocain estime que l’examen de ce dossier par le Conseil de sécurité ne se justifie plus selon les précisions de Medafrica Times.
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Le point de vue du Front Polisario et de l’Algérie
À l’opposé, le représentant du Front Polisario auprès de l’ONU, Sidi Omar, a exprimé sa gratitude envers la Russie pour son veto. Il a estimé que le texte américain aurait compromis le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodeterminatie et à l’indépendance selon les analyses rapportées par Anadolu Ajansı.
Les origines de cette structure remontent à 1991, année de sa création pour superviser un plan de règlement et un cessez-le-feu entre le Maroc et le Front Polisario, un mouvement indépendantiste soutenu par l’Algérie dans ce territoire dont le statut demeure contesté depuis le retrait de l’Espagne en 1975.