Publié le 19 octobre 2025 à 12h44. Une étude britannique révèle qu’arrêter de fumer, même tardivement dans la vie, peut significativement réduire le risque de démence et ralentir le déclin cognitif.
- Arrêter de fumer est associé à une diminution du risque de démence, quel que soit l’âge auquel on cesse.
- Les anciens fumeurs présentent un déclin de la mémoire et du langage moins rapide que les fumeurs actifs.
- L’amélioration de la circulation sanguine vers le cerveau, grâce à l’arrêt du tabac, est un facteur clé de ces bénéfices.
Une recherche menée par l’University College London (UCL) démontre un lien significatif entre l’arrêt du tabac et la réduction du risque de démence, même chez les personnes qui cessent de fumer après 40 ans. L’étude, qui a suivi près de 9 400 participants, a comparé l’évolution cognitive de fumeurs ayant réussi à arrêter avec celle d’un groupe témoin de fumeurs actifs.
Au début de l’étude, les deux groupes affichaient des taux de déclin cognitif similaires. Cependant, après six ans, une différence notable est apparue chez les participants ayant arrêté de fumer. Ces derniers ont présenté un déclin de la mémoire 20 % moins important que ceux qui continuaient à fumer. De plus, leurs capacités d’élocution et de langage se sont détériorées environ deux fois moins vite.
Vaisseaux sanguins
Selon les experts, ces effets positifs s’expliquent par la capacité de l’arrêt du tabac à réparer les vaisseaux sanguins qui irriguent le cerveau. Le tabagisme endommage ces vaisseaux, tandis que l’abstinence favorise une meilleure circulation sanguine et pourrait ainsi ralentir le déclin cognitif. La Dre Mikaela Bloomberg, principale auteure de l’étude, a souligné qu’il n’est jamais trop tard pour bénéficier des effets positifs de l’arrêt du tabac.
« Bien que les fumeurs d’âge moyen et plus âgé soient moins susceptibles de tenter d’arrêter, ils sont également les plus vulnérables aux effets néfastes du tabagisme sur la fonction cognitive. »
Dre Mikaela Bloomberg, auteure principale de l’étude
Cette recherche corrobore des études antérieures qui avaient déjà mis en évidence des améliorations quasi immédiates de la fonction cérébrale après l’arrêt du tabac, suggérant que ces effets bénéfiques peuvent se maintenir sur le long terme. Les résultats de cette étude ont été publiés dans la revue The Lancet Healthy Longevity.
Suivez également Business AM sur Google Actualités