Publié le 3 octobre 2024 à 21h13. Le milliardaire Arthur Hayes tire la sonnette d’alarme sur la santé financière de la France et de la zone euro, prédisant une dévaluation de l’euro et un afflux massif d’investisseurs vers le Bitcoin.
- Arthur Hayes critique vivement la politique de la Banque centrale européenne (BCE) et estime qu’elle est sur le point de provoquer une crise.
- Il anticipe que la dette française croissante contraindra la BCE à une politique monétaire ultra-accommodante, affaiblissant l’euro.
- Hayes voit dans le Bitcoin une valeur refuge potentielle face à l’instabilité économique européenne.
Dans un récent article de blog intitulé “Bastille Day”, Arthur Hayes, ancien directeur général de Bitmex, a exprimé ses vives inquiétudes quant à la situation économique de la France et ses répercussions sur l’ensemble de la zone euro. Il accuse notamment la BCE, dirigée par Christine Lagarde, de gérer un système intrinsèquement fragile.
Selon Hayes, la dette publique française, la plus importante de la zone euro, constitue un risque majeur. Il prédit que la pression financière exercée sur la France obligera la BCE à recourir à une politique d’impression monétaire massive pour éviter l’effondrement.
« La BCE imprimera de l’argent courageusement pour éviter de perdre la raison d’être. »
Arthur Hayes
Hayes estime que cette dévaluation monétaire forcée incitera les investisseurs à se tourner vers des actifs rares, et en particulier vers le Bitcoin. Il souligne que le Bitcoin a récemment franchi le seuil des 120 000 $ (environ 112 000 €) le 26 septembre 2024, affichant une hausse de plus de 8 % en une semaine, une dynamique qu’il attribue en partie à ses propres analyses. Ethereum a également connu une progression, se rapprochant des 4 500 $ (environ 4 180 €) sur la même période.
Hayes compare la situation actuelle à une nouvelle “prise de la Bastille”, soulignant la colère croissante des jeunes générations, notamment la “génération Z”, face à l’endettement public, à la stagnation des salaires et à l’accès difficile au logement. Les manifestations qui ont secoué Paris et d’autres grandes villes françaises témoignent de cette frustration, et Hayes estime que cette anxiété renforce l’attrait du Bitcoin comme alternative aux monnaies traditionnelles.
Il rappelle également avoir formulé des prédictions similaires concernant la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine, anticipant une hausse potentielle du dollar à 1 million de dollars d’ici 2028. Il applique désormais la même logique à l’Europe, prévoyant que la faiblesse de l’euro accélérera les flux de capitaux vers les actifs numériques.
Cependant, certains observateurs du marché mettent en garde contre le caractère parfois alarmiste des prédictions de Hayes, soulignant qu’elles reposent souvent sur des analyses sélectives et des interprétations audacieuses des données économiques.
La situation financière de la France et la politique de la BCE restent des sujets de débat intense, et l’avenir de l’euro est incertain. L’évolution du Bitcoin, quant à elle, continue d’attirer l’attention des investisseurs et des analystes du monde entier.
À ne pas manquer
