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Assurance voyage – ne partez pas sans elle – The Irish Times

by Amélie Bernard

Publié le 16 janvier 2026 à 13h30. Malgré une crise du coût de la vie persistante, les Irlandais continuent de privilégier les voyages à l’étranger, mais une étude récente met en lumière un paradoxe : un manque de préparation financière face aux imprévus.

  • Plus de la moitié des Irlandais prévoient de partir en vacances au moins trois fois d’ici 2026, avec une forte demande pour l’Espagne.
  • Un tiers des voyageurs partent sans assurance voyage, un chiffre qui grimpe à près de la moitié pour les moins de 35 ans, pourtant les plus susceptibles de rencontrer des problèmes.
  • Le coût d’une assistance médicale à l’étranger ou d’une annulation de voyage imprévue peut s’élever à des sommes considérables, soulignant l’importance d’une assurance adéquate.

Alors que le pouvoir d’achat est mis à rude épreuve, les envies d’évasion restent fortes chez les Irlandais. Une nouvelle enquête menée par multitrip.com révèle que 53 % des habitants prévoient déjà de profiter d’au moins trois vacances en 2026, avec une période de réservation intense attendue dans les prochaines semaines. L’Espagne reste la destination de prédilection des vacanciers irlandais.

Cependant, cette soif de voyage contraste avec un manque de prévoyance financière alarmant. L’étude met en évidence qu’un nombre significatif de personnes hésiteraient à souscrire une assurance voyage, même pour une somme modeste, qui pourrait les protéger en cas de pépin pendant leurs vacances.

Jason Whelan, directeur général de multitrip.com, souligne que les résultats de l’enquête démontrent une prise de conscience de l’importance de prendre des pauses régulières :

« Les gens réalisent vraiment l’importance de prendre une pause bien méritée, peut-être plusieurs fois par an. »

Jason Whelan, directeur général de multitrip.com

Sans surprise, il insiste sur la valeur d’une assurance voyage pour ceux qui envisagent de s’envoler vers des destinations ensoleillées ou enneigées. Mais cette recommandation est également reprise par des organismes indépendants, comme la Commission de la concurrence et de la protection des consommateurs (SPCC), qui tire la sonnette d’alarme face au nombre de voyageurs non assurés.

L’étude de la SPCC, publiée début janvier, révèle que les vacanciers ont dépensé en moyenne près de 2 500 € en vols et en hébergement l’été dernier, et que 16 % d’entre eux ont rencontré des difficultés lors de leur voyage. Les problèmes les plus courants concernent les annulations et les retards de vols, mais la SPCC reçoit également des appels concernant des sites web frauduleux, des hôtels de mauvaise qualité et la perte de bagages.

Orla Delargy, directrice adjointe des communications de la SPCC, met en garde :

« Si vous voyagez sans assurance, vous devez vous attendre à l’inattendu et garder à l’esprit qu’une souscription tardive d’une assurance peut ne pas vous couvrir pour certains événements. »

Orla Delargy, directrice adjointe des communications de la SPCC

Les conséquences financières d’un imprévu peuvent être désastreuses. Une simple crise cardiaque aux États-Unis pourrait coûter jusqu’à 250 000 € en frais médicaux, tandis qu’une ambulance aérienne depuis un pays de l’Union européenne peut atteindre 20 000 €. Une annulation de dernière minute due à un deuil familial pourrait entraîner une perte d’environ 3 000 €.

De nombreux voyageurs pensent à tort que leur assurance maladie privée ou la carte européenne d’assurance maladie (CEAM) suffisent à les protéger. Or, ces dispositifs ne couvrent pas les annulations de voyage, les pertes de bagages ou les vols. De plus, certains hôpitaux privés à l’étranger exigent la présentation d’une assurance voyage avant de prodiguer des soins.

Une assurance multi-voyages annuelle pour une famille de quatre personnes coûte entre un peu moins de 70 € et plus de 150 €. Il est conseillé de ne pas se contenter de l’offre la moins chère, mais de vérifier attentivement le niveau de couverture en cas d’annulation ou de réduction de voyage. Les polices les moins chères offrent souvent une couverture d’annulation limitée à 1 000 €, tandis que les plus complètes peuvent atteindre 6 000 €.

Le moment de la souscription est également crucial. La moitié des demandes d’indemnisation sont faites avant le départ, en raison de problèmes de santé ou de décès. Il est donc recommandé de s’assurer dès la réservation du voyage, et d’être honnête quant à ses antécédents médicaux. Les compagnies d’assurance peuvent refuser une demande si elles découvrent qu’une condition préexistante n’a pas été déclarée.

Enfin, il est essentiel de lire attentivement les petits caractères du contrat, qui peuvent contenir des exclusions et des limitations inattendues. Il faut notamment rechercher les termes tels que « excédentaire », « exclu », « non couvert », ainsi que les clauses relatives aux téléphones portables et aux objets de valeur. Il est également important de vérifier que la police couvre les retards et les annulations dus à des événements imprévisibles, tels que les grèves, les catastrophes naturelles ou les pandémies.

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