Le 30 septembre 2026, un vol de Flydubai reliant Dubaï à Tel-Aviv a été le théâtre d’une tentative d’attentat menée par son copilote. Le commandant de bord indien, gravement blessé à l’arme blanche, est parvenu à rouvrir la porte de la cabine de pilotage in extremis, évitant un crash avant qu’un atterrissage d’urgence ne soit effectué en Arabie saoudite.
L’appareil a subi une brusque descente, perdant environ 17 400 pieds en l’espace de moins de deux minutes en raison de l’action de l’agresseur dans le cockpit.
Une intervention concertée de l’équipage de réserve et des passagers a ensuite permis de stabiliser la trajectoire et de dérouter l’avion vers Tabouk, dans le nord-ouest de l’Arabie saoudite.
Le témoignage du commandant de bord Smit Machchhar
Depuis son lit d’établissement de soins, le pilote aux commandes a retracé les instants critiques de l’agression. Le copilote avait demandé s’il pouvait prier à l’intérieur du poste de pilotage, une requête banale qui n’avait éveillé aucun soupçon.
Par respect pour lui, je ne me suis pas retourné
, a confié le capitaine. Quelques instants plus tard, un choc violent a frappé l’équipage avant qu’une hache de secours ne soit employée contre lui.
Le capitaine Smit Machchhar a déclaré qu’il essayait de sauver sa vie, mais qu’il ne pouvait pas laisser toutes ces personnes mourir, sachant que c’était sa dernière chance et que la porte était juste là. Malgré une vision devenue extrêmement trouble et des coups répétés tandis que l’appareil piquait vers le sol, le capitaine a réussi à actionner la poignée rotative de l’intérieur pour libérer l’accès.
Les investigations sur le parcours et le profil du copilote
Les investigations menées de concert par les autorités des Émirats arabes unis et de la région ont permis d’identifier formellement l’agresseur. Le procureur général émirati a officiellement qualifié les faits d’acte terroriste
après que les investigations eussent établi que le copilote avait commencé à mettre à exécution un acte terroriste
avec l’intention manifeste de faire s’écraser l’appareil.

Le dossier de sécurité du suspect révèle des alertes antérieures. Les services de renseignement et les autorités australiennes ont examiné son passage dans le pays, où il avait obtenu un visa étudiant en 2014 avant d’étudier entre 2015 et 2017, son titre de séjour ayant ensuite été révoqué en 2019. De retour au Moyen-Orient, l’homme avait travaillé pour Oman Air. En 2024, des responsables de la sécurité ont découvert du matériel extrémiste en sa possession durant sa formation, ce qui avait conduit la compagnie omanaise à lui interdire de voler en raison d’opinions idéologiques radicales, tout en le maintenant à un poste administratif. Par la suite, il avait brièvement transité par Royal Air Maroc en 2025 pour une formation théorique de trois mois à l’issue de laquelle sa candidature avait été écartée, avant d’être engagé par Flydubai environ huit mois avant l’attaque.
Les répercussions politiques et sécuritaires régionales
L’incident a provoqué des répercussions politiques immédiates. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a échangé par téléphone avec le commandant de bord, le qualifiant de véritable héros. Parallèlement, le bureau du dirigeant israélien a ordonné un examen approfondi des mesures de sécurité appliquées aux compagnies aériennes étrangères desservant le pays, chargeant le Conseil de la sécurité nationale de piloter cette réévaluation.
Du côté des Émirats arabes unis, le prince héritier de Dubaï et ministre de la Défense, le cheikh Hamdan ben Mohammed ben Rachid, s’est enquis de l’état de santé du capitaine Machchhar à l’hôpital, saluant son courage exceptionnel. Les passagers israéliens présents à bord ont pu regagner Tel-Aviv dès le soir même, tandis que la compagnie Flydubai a suspendu ses liaisons vers Israël dans l’attente des conclusions des investigations en cours.