Une Mini nouvelle génération aurait-elle pu voir le jour dans les années 1980 ? Un passionné a imaginé une version modernisée de l’emblématique citadine, en s’appuyant sur des projets avortés de l’époque et en tenant compte des contraintes de production.
La Mini Classique, lancée en 1959, a connu un succès inattendu, défiant les prévisions initiales et restant au catalogue jusqu’en 2000. Face à sa popularité persistante, Austin a hésité à la remplacer directement, préférant proposer en 1980 la Metro, un modèle complémentaire conçu pour rivaliser avec des citadines comme la Fiat 127 et la Renault 5. Bien que partageant de nombreux composants avec la Mini, la Metro n’était pas destinée à la remplacer, mais à élargir la gamme. Après le rachat de la marque par BMW en 2001, une version néo-rétro de la Mini a finalement été lancée, répondant aux nouvelles attentes du marché.
Parallèlement à la Metro, Austin avait envisagé de développer une Mini 2, en modernisant le modèle existant. Plusieurs projets ont été étudiés, mais aucun n’a abouti. C’est sur cette base qu’un lecteur anglais, Nate, a conçu sa propre interprétation d’une Mini 2, en suivant un cahier des charges précis.
L’objectif principal était de simplifier et de moderniser la structure de la Mini originale afin de réduire les coûts de fabrication et d’améliorer la rentabilité. Nate a souhaité conserver le design emblématique de la Mini 1, tout en apportant des améliorations esthétiques subtiles, comme des encadrements de vitres modernisés et la suppression des soudures apparentes sur les montants A et C.
Pour gagner en habitabilité, Nate a repris l’empattement des Mini Estate et Van. Il a également élargi la voiture de 50 mm et modifié la courbure des flancs latéraux, ce qui a permis d’augmenter l’espace aux coudes et la rigidité structurelle. Cette largeur accrue aurait également permis d’accueillir des moteurs plus puissants et une boîte de vitesses à cinq rapports, alignant ainsi la Mini 2 sur les performances de ses concurrentes.
D’autres modifications ont été prévues, comme le remplacement des roues de 10 pouces d’origine par des jantes de 12 ou 13 pouces, la suppression de tous les éléments chromés et le remplacement du couvercle de coffre par un hayon, en une ou deux parties. Pour améliorer le confort, Nate a suggéré d’utiliser la suspension Hydragas de la Metro.
La version présentée ici est une interprétation « Cooper ». Initialement, l’idée d’une calandre rectangulaire a été abandonnée car elle rappelait trop l’Autobianchi A112 ou la Trabant 601. La calandre a donc été redessinée avec des arêtes vives, conservant un lien visuel avec la Mini 1. Les pare-chocs peints, une caractéristique rare à l’époque mais déjà visible sur la Lancia Delta de 1979, ont également été intégrés au design.
À l’arrière, Nate a opté pour un hayon à la place du coffre traditionnel de la Mini, facilitant ainsi l’accès et offrant une plus grande modularité grâce à des sièges rabattables. La question du hayon en une ou deux parties est restée ouverte : dans la seconde option, la partie inférieure se rabat vers le sol tandis que la lunette arrière s’ouvre vers le haut.
Des versions plus abordables, avec des pare-chocs en plastique anthracite non peints et sans appuie-têtes, ont également été imaginées. Nate a choisi des couleurs vives populaires à la fin des années 1970, dont un coloris prune qui aurait pu séduire une clientèle féminine.
Alors, cette Mini 2 aurait-elle rencontré le succès dans les années 1980 ?
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