Publié le 31 décembre 2025 à 02h08. Malgré des coupes budgétaires internationales, l’année 2025 a été marquée par des avancées notables dans la lutte contre des maladies telles que le paludisme et le VIH, grâce à de nouvelles stratégies de vaccination et à l’introduction de traitements innovants.
- Le Pakistan a mis en œuvre une nouvelle stratégie de vaccination contre le virus du papillome humain (VPH) avec une seule dose, facilitant l’accès à la prévention dans les régions défavorisées.
- Trois pays – le Suriname, le Timor-Leste et la Géorgie – ont été certifiés exempts de paludisme par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
- Le médicament lénacapavir, offrant une protection quasi totale contre le VIH, a été déployé en Eswatini et en Zambie.
L’année 2025 a présenté un tableau contrasté pour la santé mondiale. Si des progrès significatifs ont été réalisés dans la prévention et le traitement de certaines maladies, la dissolution de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) et les réductions budgétaires qui en ont découlé ont eu un impact négatif sur de nombreux programmes de santé à travers le monde. Des experts, comme le Dr Atul Gawande, ont exprimé leur inquiétude face à une possible augmentation de la mortalité infantile, une tendance qui n’avait pas été observée depuis les années 1960.
Malgré ces revers, des succès notables ont été enregistrés. Le Brésil a notamment atteint l’élimination de la transmission mère-enfant du VIH, un exploit salué comme l’une des plus grandes réussites de santé publique des dernières décennies. Parallèlement, l’OMS a certifié le Suriname, le Timor-Leste et la Géorgie comme pays exempts de paludisme, une étape importante dans la lutte contre cette maladie tropicale. Ces succès ont été rendus possibles grâce au déploiement d’agents de santé dans les zones reculées et à l’introduction d’un nouveau vaccin contre le paludisme dans sept pays.
La prévention du VIH a également bénéficié d’avancées significatives avec l’introduction du lénacapavir, un médicament offrant une protection presque complète contre le virus. Ce traitement a été rendu disponible dans des pays tels que l’Eswatini et la Zambie, offrant ainsi de nouvelles perspectives aux populations concernées. Cependant, les défis persistent, notamment en raison du changement climatique et de la résistance croissante des parasites du paludisme aux médicaments existants.
