Publié le 27 décembre 2025 à 10h47. Alors que les tensions s’intensifient dans la région des Caraïbes suite au déploiement d’une flotte militaire américaine et à la pression persistante de l’administration Trump sur le régime de Maduro, le Venezuela se retrouve confronté à une crise de connectivité aérienne majeure, isolant davantage le pays.
- Le Venezuela figure parmi les pays les moins bien connectés de la région en matière de transport aérien.
- Seulement une vingtaine d’avions commerciaux sont actuellement opérationnels au Venezuela.
- Plusieurs compagnies aériennes ont suspendu ou annulé leurs vols vers le Venezuela en raison de préoccupations sécuritaires et de restrictions imposées par les États-Unis.
La situation de l’aviation commerciale vénézuélienne est alarmante, marquée par une flotte vieillissante et une détérioration des opérations, tant au niveau national qu’international. Selon des informations récentes, seulement une vingtaine d’appareils sont encore en service, exploités par des compagnies aériennes locales. Cette pénurie d’avions contribue à l’isolement croissant du Venezuela et affecte des millions de personnes, notamment en limitant l’accès aux biens de première nécessité.
Les annulations et les modifications soudaines de vols internationaux se multiplient, plaçant le Venezuela parmi les pays les moins bien desservis de la région. Le Wall Street Journal souligne que cette situation impacte non seulement les voyageurs, mais aussi le transport de marchandises essentielles. Les avions en service, souvent âgés de plus d’une décennie, sont surchargés et peinent à répondre à la demande, obligeant les passagers à effectuer des correspondances complexes dans les pays voisins pour atteindre leur destination.
L’Association internationale du transport aérien (IATA) a mis en évidence le fait que les quelques vols encore disponibles sont assurés par un nombre limité de compagnies nationales, ce qui entraîne une flambée des prix et une complexification des voyages. La situation est d’autant plus préoccupante que les sanctions américaines imposent des restrictions à l’utilisation de l’espace aérien vénézuélien, exerçant une pression supplémentaire sur les compagnies aériennes étrangères.
Le gouvernement de Maduro a réagi en révoquant les concessions de vols accordées à plusieurs compagnies aériennes, dont Plus Ultra et Air Europa, après qu’elles aient suspendu leurs opérations en réponse aux recommandations des autorités américaines et européennes. Le 26 novembre, le gouvernement vénézuélien avait déjà révoqué les licences de sept autres compagnies, notamment Iberia, TAP Air Portugal, Turkish Airlines, Avianca, Latam Airlines Colombia et GOL, les accusant de s’associer à des « actions de terrorisme d’État promues par le gouvernement des États-Unis ».
En outre, l’administration Trump avait précédemment déclaré que l’espace aérien vénézuélien était « fermé » par mesure de précaution, en raison de la crainte de survols d’avions militaires sur les côtes du pays. Cette décision a contribué à la décision de plusieurs compagnies aériennes de suspendre leurs vols vers le Venezuela, exacerbant ainsi la crise de connectivité aérienne.
