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Avertissement concernant le report de la parentalité alors qu’une étude révèle que les ovocytes d’un donneur sont à l’origine de la plupart des succès de FIV chez les femmes âgées de 43 ans

Publié le 27 octobre 2025 à 00h25. Une étude britannique d’envergure révèle que le recours à des ovocytes de donneuses est devenu essentiel pour les femmes de plus de 43 ans souhaitant une fécondation in vitro (FIV) réussie,…

Avertissement concernant le report de la parentalité alors qu’une étude révèle que les ovocytes d’un donneur sont à l’origine de la plupart des succès de FIV chez les femmes âgées de 43 ans

Publié le 27 octobre 2025 à 00h25. Une étude britannique d’envergure révèle que le recours à des ovocytes de donneuses est devenu essentiel pour les femmes de plus de 43 ans souhaitant une fécondation in vitro (FIV) réussie, alors que l’efficacité de la FIV avec leurs propres ovules stagne depuis près de trois décennies.

  • Pour les femmes de plus de 43 ans, les chances de succès de la FIV avec leurs propres ovocytes restent inférieures à 5 %.
  • Plus d’un tiers des traitements utilisant des ovocytes de donneuses aboutissent, quel que soit l’âge de la patiente.
  • Les chercheurs soulignent l’importance d’une information claire sur les taux de réussite de la FIV en fonction de l’âge et la nécessité d’envisager le don d’ovocytes ou la congélation d’ovocytes plus tôt dans la vie.

L’analyse de données provenant de plus d’un demi-million de patientes au Royaume-Uni, menée par des chercheurs de la London School of Economics and Political Science et de l’Université de Vienne, met en lumière une tendance préoccupante : les taux de réussite de la FIV pour les femmes de plus de 43 ans n’ont que très peu progressé au cours des 28 dernières années. Cette observation intervient alors que de plus en plus de femmes choisissent de reporter leur maternité pour des raisons professionnelles, financières ou personnelles.

Entre 1991 et 2018, le nombre de femmes débutant un traitement de procréation médicalement assistée (PMA) a été multiplié par quatre, passant d’environ 6 000 à près de 25 000. Sur la même période, les taux de réussite globaux ont presque doublé, atteignant 28,3 % en 2018 contre 14,7 % en 1991. Cependant, l’âge de la patiente et l’origine des ovocytes demeurent des facteurs déterminants.

Il y a eu « peu d'amélioration » des taux de réussite de la FIV chez les femmes de plus de 43 ans utilisant leurs propres ovules, a révélé l'étude (image d'archive)

Il y a eu « peu d’amélioration » des taux de réussite de la FIV chez les femmes de plus de 43 ans utilisant leurs propres ovules, a révélé l’étude (image d’archive)

« Pour les femmes de plus de 43 ans, les traitements utilisant leurs propres ovocytes réussissent rarement », explique Luzia Bruckamp, l’une des auteures de l’étude. « Les ovocytes donnés par une donneuse restent souvent la seule option fiable pour réussir une grossesse à un âge avancé. »

Les chercheurs mettent en garde contre un manque de sensibilisation du public aux implications du report de la maternité. « Bien que la procréation assistée puisse aider de nombreuses personnes à fonder une famille, elle ne peut pas complètement contrer les effets de l’âge maternel », ajoute Ester Lazzari, co-auteure de l’étude. « Ces résultats sont importants non seulement pour le Royaume-Uni, mais aussi pour les sociétés du monde entier où le report de la maternité est de plus en plus fréquent. »

L’équipe de recherche plaide pour une communication plus claire sur les taux de réussite réalistes de la FIV en fonction de l’âge, ainsi que sur la possibilité d’utiliser des ovocytes de donneuses ou de congeler ses propres ovocytes plus tôt dans la vie. Selon un récent rapport de la Human Fertilisation and Embryo Authority (Autorité britannique de la fécondation humaine et de l’embryologie), le nombre de naissances issues d’un don d’ovocytes ou d’embryons a plus que quadruplé entre 1995 et 2019, passant de 320 à environ 1 300.

Les études antérieures ont montré que la fertilité féminine commence à diminuer au début de la trentaine, avec une baisse plus marquée après 35 ans et une diminution spectaculaire après 40 ans, en raison de la diminution de la quantité et de la qualité des ovocytes.

L'équipe appelle à une communication de santé publique plus claire sur les taux de réussite réalistes de la FIV à différents âges (image d'archive)

L’équipe appelle à une communication de santé publique plus claire sur les taux de réussite réalistes de la FIV à différents âges (image d’archive)

Comment fonctionne la fécondation in vitro (FIV) ?

La fécondation in vitro (FIV) est une technique de procréation médicalement assistée (PMA) qui consiste à féconder un ovule en laboratoire, puis à implanter l’embryon résultant dans l’utérus de la femme.

Elle est utilisée lorsque les couples rencontrent des difficultés pour concevoir naturellement. Un ovule et un spermatozoïde sont prélevés, combinés en laboratoire, et l’embryon obtenu est transféré dans l’utérus.

Si l’implantation réussit, la grossesse se déroule normalement.

La FIV peut être réalisée avec les ovules et les spermatozoïdes du couple ou avec des gamètes de donneurs.

En France, le Haute Autorité de Santé (HAS) recommande la prise en charge de la FIV par l’Assurance Maladie sous certaines conditions.

Le coût d’un cycle de FIV varie considérablement, allant de quelques milliers à plus de 5 000 euros en moyenne.

Les taux de réussite de la FIV dépendent de l’âge de la femme, de la cause de l’infertilité et du centre de PMA.

Les chances de succès diminuent avec l’âge.

En général, la FIV n’est pas recommandée aux femmes de plus de 42 ans en raison des faibles chances de succès.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.