Publié le 4 janvier 2024 18h38. La porcelaine de l’ère communiste, autrefois reléguée aux placards et aux brocantes, connaît un regain d’intérêt spectaculaire, avec des collections atteignant désormais des prix considérables sur le marché de l’art.
- Des collections de manufactures polonaises telles que Ćmielów, Chodzież et Bolesławiec sont devenues des objets de convoitise pour les collectionneurs.
- Les créations du designer Lubomiro Tomaszewski, notamment les modèles “Ina” et “Dorota”, sont particulièrement prisées.
- Un service à vaisselle de cette époque, autrefois considéré comme banal, peut aujourd’hui valoir plusieurs milliers d’euros.
Ce qui il y a encore quelques années était perçu comme un héritage encombrant, voire destiné à la déchetterie, est aujourd’hui recherché par un public de plus en plus large. La porcelaine produite durant la période communiste, et plus particulièrement en Pologne, connaît une véritable renaissance et une flambée de sa valeur marchande.
Les manufactures historiques de Ćmielów, Chodzież et Bolesławiec sont désormais considérées comme des sources de véritables trésors. Loin d’être de simples objets utilitaires, ces pièces de vaisselle sont devenues des symboles d’une époque et d’un certain art de vivre.
Des collections valant des milliers d’euros
Un nom revient régulièrement dans les conversations des collectionneurs : celui du designer Lubomiro Tomaszewskio. Travaillant à l’Institut de design industriel, il a imaginé des décors à la fois élégants et résolument modernes, aujourd’hui considérés comme des classiques.
Parmi ses créations, deux modèles se distinguent particulièrement :
Ces ensembles ont immédiatement séduit par leurs formes audacieuses, leur minimalisme subtil et leur fonctionnalité. Tomaszewski a abandonné les traditionnelles anses pour créer une ligne épurée qui s’adapte naturellement à la main. Une véritable révolution pour l’époque.
Un design intemporel
Les modèles “Ina” et “Dorota” ne sont plus seulement considérés comme de la vaisselle, mais comme de véritables œuvres d’art. Ils sont exposés dans des galeries et plébiscités par les amateurs de design, qui y voient un exemple parfait de l’alliance entre esthétique et praticité.
Chaque détail a été pensé avec soin : le poids, la forme, la douceur des lignes. C’est cette attention particulière qui explique l’augmentation constante de leur valeur, et qui laisse souvent leurs propriétaires perplexes quant à la richesse cachée dans leurs placards.
Quel est leur prix aujourd’hui ?
Bien que toujours en production dans l’usine de Ćmielów, ces collections ne sont plus accessibles aux prix d’autrefois. Leurs tarifs ont considérablement augmenté.
- Ina (15 pièces) – environ 1 700 euros
- Dorota – environ 1 950 euros
(prix d’origine : 7 400 et 8 400 zlotys, délai de livraison : 6 à 8 semaines)
Ces ensembles entrent désormais dans la catégorie des objets de décoration intérieure de luxe. Les collectionneurs les acquièrent non seulement pour leur beauté, mais aussi comme un véritable investissement, leur valeur marchande ne cessant de croître.
Pourquoi un tel engouement ?
Plusieurs facteurs expliquent cette popularité :
- Édition limitée
- Valeur historique
- Design authentique
- Fabrication artisanale et qualité supérieure
De plus, le style rétro ou milieu du siècle est aujourd’hui très tendance, ce qui alimente une demande toujours plus forte.
Un trésor caché dans vos placards ?
Il est possible que vous possédiez chez vous un ensemble valant plusieurs milliers d’euros sans le savoir. Si vous trouvez un vieux service en porcelaine datant de l’époque soviétique ou un héritage familial, ne vous précipitez pas pour le jeter ou le donner.
Avant de prendre une décision, il est conseillé de :
- Vérifier les marques du fabricant au fond des pièces,
- Évaluer leur état général,
- Consulter des collectionneurs ou des experts en évaluation.
Parfois, un simple service à thé peut s’avérer rare et d’une grande valeur.
Source : https://kobieta.wp.pl/masz-ten-zestaw-z-prl-u-teraz-kosztuje-ponad-8-tys-zl-7239842744167392a
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