La Thaïlande et le Cambodge ont franchi une étape importante dans la démarcation de leur frontière commune en approuvant un accord technique pour la construction d’une barrière de sécurité de huit kilomètres dans la province thaïlandaise de Chanthaburi. Cette initiative vise à clarifier une portion contestée de la frontière et à renforcer la coopération bilatérale.
L’accord, portant sur le segment frontalier entre les bornes 52 et 59, a été salué par Prasas Prasasvinitchai, coprésident thaïlandais de la Commission mixte de frontière (JBC). Il a exprimé sa gratitude envers le Cambodge pour son envoi d’une équipe d’enquête conjointe, essentielle au lancement des travaux.
Selon un communiqué des ministères des Affaires étrangères des deux pays, cette enquête permettra de faciliter la construction de la clôture entre les provinces de Chanthaburi et de Trat. La Thaïlande souhaite que les deux royaumes coordonnent ensuite les ajustements concernant l’occupation des terres, une fois les balises temporaires placées conformément aux conclusions de l’enquête.
Il est précisé que cette phase d’enquête et de placement de marqueurs temporaires ne remettra pas en question les résultats de la réunion précédente de la JBC, qui s’est tenue à Chanthaburi en octobre.
L’accord fait suite à un rapport du 4 novembre, révélant que l’équipe d’enquête thaï-cambodgienne avait élaboré des instructions techniques, financées par le Fonds Hataitip de l’Institut de recherche Chulabhorn. Bien qu’aucune date de début précise des travaux n’ait été annoncée, les deux pays ont indiqué que l’enquête débuterait prochainement.
Par ailleurs, le ministre thaïlandais de la Défense, le général Nattaphon Narkphanit, a démenti vendredi des informations faisant état d’une libération imminente de 18 prisonniers de guerre cambodgiens. Il a affirmé que toute libération est conditionnée au respect par le Cambodge de deux des quatre conditions prévues dans l’accord de paix bilatéral, notamment le retrait des armes lourdes, le déminage, la lutte contre la fraude en ligne et l’amélioration de la gestion des frontières.
