Publié le 8 janvier 2026 13h45. Bank of America a fortement dégradé sa recommandation sur l’action Adidas, pointant du doigt un ralentissement de la croissance et une concurrence accrue, ce qui pourrait inciter les investisseurs à se tourner vers d’autres marques du secteur.
- Bank of America a abaissé son objectif de cours pour l’action Adidas de 213 à 160 euros.
- La recommandation est passée de « acheter » à « sous-performer », signalant une vente potentielle des actions.
- Les analystes estiment que la croissance organique des ventes d’Adidas devrait ralentir à un chiffre dans un contexte sectoriel difficile.
Le géant allemand de l’équipement sportif, Adidas, deuxième marque mondiale derrière Nike, est sous pression. Bank of America justifie sa décision par des perspectives de croissance revues à la baisse et une tendance à la « précarisation de la mode » qui, selon l’institution bancaire, a atteint son apogée pendant la pandémie de Covid-19. Cette évolution laisse présager une marge de croissance limitée pour l’entreprise.
Selon les analystes de Bank of America, retranscrits par Investing, « l’historique d’appréciation des actions du groupe est bien connu et ne génère plus de révisions à la hausse des prévisions de bénéfice par action (BPA) depuis plusieurs trimestres. La marque Adidas est désormais sur la bonne voie pour une croissance organique des ventes à un chiffre […] dans un contexte sectoriel qui se détériore ».
La Coupe du monde de football, qui se déroulera cette année au Canada, aux États-Unis et au Mexique, pourrait offrir un coup de pouce temporaire à Adidas, mais les analystes restent sceptiques quant à la pérennité de cet effet. Ils s’interrogent sur la capacité de la marque à maintenir sa dynamique une fois l’événement sportif terminé.
En termes de performance boursière, l’action Adidas a déjà perdu 5,7 % de sa valeur depuis le début de l’année et a presque divisé par deux sa valeur sur les cinq dernières années (-48,3 %). Sur un an, la baisse atteint 25,8 %.
Bank of America suggère que les investisseurs pourraient se tourner vers des concurrents affichant un potentiel de croissance plus élevé, citant notamment Asics et On. Depuis le début de l’année, l’action On a gagné 4,6 %, tandis qu’Asics a progressé de 5,4 %. Sur cinq ans, Asics affiche une croissance spectaculaire de 724,3 %, tandis qu’On s’apprécie de 37,4 %.
L’institution bancaire souligne également que la reprise de Nike, si elle se concrétise, se ferait au détriment d’Adidas, en raison de la relation inverse entre les revenus des deux entreprises. Business Insider rapporte que Bank of America estime qu’une performance solide de Nike ne pourra se faire qu’en réduisant les parts de marché d’Adidas.
Cette analyse intervient alors que Nike a récemment annoncé une baisse de 32 % de ses bénéfices au deuxième trimestre, entraînant une chute de son action en bourse.
Sur le même sujet
