Publié le 18 novembre 2023 16:21. Les syndicats bancaires italiens demandent l’extension d’un protocole existant pour inclure des mesures spécifiques en faveur des victimes de violences conjugales, allant jusqu’à des quotas d’embauche pour elles-mêmes ou leurs enfants.
- Les cinq principaux syndicats du secteur bancaire italien proposent d’intégrer un quota d’embauche pour les femmes victimes de violences de genre bénéficiant d’une protection, ou pour les enfants de femmes victimes de féminicide.
- Ils réclament également la suspension des intérêts, en plus du capital, sur les dettes des femmes concernées.
- Le protocole actuel, qui expire le 25 novembre, permet déjà la suspension des échéances de prêts et de crédits immobiliers pour ces femmes.
Dans une lettre adressée à Ilaria Dalla Riva, présidente du comité syndical de l’ABI (Associazione Bancaria Italiana), les secrétaires généraux de Fabi, First Cisl, Fisac, Uilca et Unisin ont exposé leurs propositions. L’ABI est l’association représentant les banques italiennes.
Le protocole de 2019, régulièrement renouvelé, offre déjà aux femmes victimes de violences de genre et inscrites dans des programmes de protection la possibilité de suspendre temporairement le remboursement du capital de leurs prêts immobiliers et de bénéficier d’un allongement des échéances de leurs crédits. Les syndicats estiment qu’il est temps d’aller plus loin.
La lettre, signée par Lando Sileoni (Fabi), Riccardo Colombani (First Cisl), Susy Esposito (Fisac), Fulvio Furlan (Uilca) et Emilio Contrasto (Unisin), souligne la nécessité d’un soutien accru aux victimes et à leurs familles. Les syndicats espèrent une réponse rapide de l’ABI et une rencontre pour discuter de ces propositions avant l’expiration du protocole actuel, le 25 novembre.
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