Home AffairesBitcoin n’est plus dans le classement : quelle est la prochaine étape ?

Bitcoin n’est plus dans le classement : quelle est la prochaine étape ?

by Amélie Bernard

Le marché financier montre des signes de fragilité, avec un nombre décroissant de valeurs leaders et une rotation des investissements vers des actifs plus traditionnels. Cette tendance, exacerbée par l’incertitude économique, se traduit par une sous-performance des actifs spéculatifs comme le Bitcoin.

Ces dernières semaines, l’étendue du marché s’est amenuisée, et un nombre croissant de secteurs et de classes d’actifs peinent à suivre la tendance générale. Actuellement, les secteurs de la croissance S&P 500 (NYSE :), de la croissance des méga-capitalisations (NYSE :), de la forte sensibilité aux marchés (NYSE 🙂 et de la technologie disruptive affichent des signes de surachat par rapport au marché global.

Parallèlement, les cryptomonnaies, dont le Bitcoin, ont connu une baisse significative au cours des quatre à six dernières semaines, effaçant une partie des gains accumulés entre avril et octobre. Le Bitcoin, qui avait progressé de 60 % entre avril et début octobre, a cédé environ la moitié de ces gains au cours du dernier mois, se situant désormais 20 % en dessous des méga-capitalisations depuis avril.

Cette situation illustre un rétrécissement du leadership sur le marché, avec une rotation vers des actions qui n’ont pas suivi le rythme des indices plus larges et des valeurs technologiques de forte croissance. L’indice RSP, représentant l’ensemble des secteurs et facteurs boursiers à la traîne, a enregistré une progression de 19 % depuis avril, mais sa sous-performance reste notable.

L’absence de données économiques en raison de la fermeture du gouvernement depuis plus d’un mois rend l’analyse plus complexe. Cependant, l’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM) auprès des entreprises du secteur manufacturier fournit des indications précieuses.

Les résultats de l’enquête ISM, publiés lundi, diffèrent des rapports de données économiques traditionnels. L’enquête se base sur des questions posant aux entreprises si certains aspects de leur activité sont meilleurs, pires ou inchangés, sans quantifier précisément l’évolution des conditions. Selon l’enquête ISM, l’indice global s’établit à 48,7, contre 49,1 le mois précédent.

L’indice des nouvelles commandes, indicateur prospectif, a légèrement augmenté pour atteindre 49,4, signalant une contraction toujours présente, mais moins prononcée. L’indice de l’emploi, à 46,0, indique également une contraction, avec davantage d’entreprises licenciant que recrutant. En revanche, l’indice des prix a chuté de 3,9 à 58, suggérant une stabilisation des prix à un niveau neutre de 50, bien qu’ils continuent d’augmenter.

Dans l’ensemble, le rapport ISM confirme une contraction économique persistante, mais révèle quelques signes d’amélioration. Il est important de noter que le secteur des services représente une part plus importante de l’économie que le secteur manufacturier.

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