Publié le 12 janvier 2024 10:15:00. Des recherches récentes mettent en évidence un lien inquiétant entre l’exposition aux microplastiques, et plus particulièrement au PET (polyéthylène téréphtalate) présent dans les bouteilles en plastique, et des dommages au pancréas, pouvant favoriser le développement du diabète et de l’obésité.
- L’exposition à de faibles et fortes doses de PET a provoqué la mort cellulaire dans le pancréas de porcs, des animaux dont la physiologie est très proche de celle de l’homme.
- Les microplastiques PET affectent l’expression des protéines impliquées dans les fonctions pancréatiques, avec des modifications plus importantes à des doses plus élevées.
- Les chercheurs observent une accumulation anormale de gouttelettes de graisse dans le pancréas, un facteur associé à une diminution de la sécrétion d’insuline et à des troubles du métabolisme du glucose.
Des scientifiques espagnols et polonais ont mené des expériences sur des pancréas de porc, exposés à différentes concentrations de PET pendant quatre semaines. Les résultats, publiés récemment, soulignent les dangers potentiels de la prolifération des microplastiques dans l’environnement et leur impact sur la santé humaine. L’étude révèle que ces particules peuvent perturber le fonctionnement normal du pancréas, un organe essentiel à la régulation de la glycémie et à la digestion.
L’étude a révélé que les microplastiques PET affectent l’abondance des protéines de manière dose-dépendante. « La faible dose a modifié l’abondance de sept protéines, tandis que la dose élevée en a modifié dix-sept », précisent les chercheurs. Ils ont également constaté une augmentation significative de l’accumulation de gouttelettes de graisse dans le pancréas après exposition aux microplastiques PET. Cette accumulation est liée à une diminution de la sécrétion d’insuline et à une altération du métabolisme du glucose, deux facteurs clés dans le développement du diabète.
Au-delà de ces perturbations métaboliques, les chercheurs ont également observé que les particules de PET induisaient une inflammation du pancréas. Ils estiment que ces résultats pourraient être transposables à l’homme et appellent les autorités à prendre conscience des risques sanitaires liés à la présence croissante de microplastiques dans notre environnement. The Independent a également rapporté ces découvertes.
Cette étude vient s’ajouter à un nombre croissant de recherches soulignant les effets néfastes des microplastiques sur la santé. La présence de ces particules, issues de la dégradation des plastiques, est désormais avérée dans l’eau, l’air, les aliments et même dans le corps humain. Les conséquences à long terme de cette exposition généralisée restent encore largement inconnues, mais les premiers résultats sont préoccupants et justifient une action rapide pour limiter la pollution plastique.
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