Publié le 28 septembre 2023 16:45. Des avancées médicales prometteuses illuminent l’actualité : une thérapie génique révolutionnaire contre la maladie de Huntington, un nouveau traitement anti-VIH accessible à moindre coût et des drones médicaux pour des livraisons plus rapides, témoignant d’une dynamique positive dans le domaine de la santé.
- Une thérapie génique a permis de ralentir significativement la progression de la maladie de Huntington au Royaume-Uni.
- Un accord a été conclu pour rendre un nouveau médicament anti-VIH, Lenacapavir, abordable dans plus de cent pays à faible et moyen revenu.
- Une expérimentation avec des drones médicaux a débuté aux Pays-Bas pour le transport rapide d’échantillons et de médicaments entre hôpitaux.
La maladie de Huntington, une affection neurodégénérative héréditaire, a fait l’objet d’une percée thérapeutique majeure au Royaume-Uni. Une nouvelle forme de thérapie génique, administrée lors d’une intervention chirurgicale cérébrale complexe, a démontré une capacité remarquable à freiner la progression de la maladie. Les médecins, enthousiastes, observent un ralentissement de 75 % de la détérioration chez les patients traités. Selon les premiers résultats, la progression qui prendrait normalement un an s’étale désormais sur quatre ans. Des patients ont pu reprendre leur activité professionnelle et conservent leur mobilité trois ans après l’opération, avec une diminution du nombre de cellules cérébrales affectées.
Parallèlement, l’accès aux traitements contre le VIH pourrait connaître une amélioration significative grâce à un accord conclu mercredi. Le médicament Lenacapavir, qui nécessite une injection deux fois par an, offre une protection de six mois contre l’infection. Des études à grande échelle ont révélé une efficacité proche de 100 % dans la prévention du VIH. Initialement, le coût annuel de ce traitement était estimé à 24 000 euros par personne. Cependant, l’accord prévoit de le rendre disponible pour environ 34 euros par an d’ici 2027 dans plus de cent pays à faible et moyen revenu.
Enfin, aux Pays-Bas, une phase d’essai a débuté dans les provinces d’Overijssel et de Drenthe, impliquant l’utilisation de drones pour le transport médical. Ces drones, volant à une altitude de 100 mètres et à une vitesse de 100 kilomètres par heure, achemineront des échantillons médicaux, des médicaments et des produits sanguins entre les hôpitaux Isala de Zwolle et de Meppel. Le trajet en drone, d’une durée maximale de 20 minutes, est plus rapide que par la route, en raison des embouteillages et des feux de signalisation. L’objectif à long terme est de généraliser l’utilisation de drones pour tous les petits transports médicaux à travers le pays.
Ces initiatives témoignent d’une volonté d’innover et d’améliorer l’accès aux soins, offrant un espoir concret pour les patients et les professionnels de la santé.
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