Publié le 6 novembre 2025 à 15h45. La consommation régulière de charcuterie pourrait augmenter le risque de cancer colorectal, selon les experts de l’Organisation Mondiale de la Santé. Adopter une approche modérée et éclairée est donc conseillé pour continuer à profiter de ces produits avec moins de risques pour la santé.
- La consommation excessive de charcuterie est associée à un risque accru de cancer colorectal.
- Les viandes transformées, comme la charcuterie, contiennent des substances potentiellement cancérigènes, notamment les nitrites et les nitrates.
- Il est recommandé de limiter la consommation de charcuterie à une fois par semaine maximum.
La charcuterie, pilier des apéritifs et des plateaux de fromages, est souvent appréciée pour sa saveur et sa praticité. Pourtant, derrière ce plaisir gourmand se cache un risque potentiel pour la santé, notamment en ce qui concerne le développement de certains cancers. Des études récentes, relayées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), mettent en évidence un lien entre la consommation régulière de viandes transformées et le cancer colorectal.
Il est important de souligner que la charcuterie n’est pas à diaboliser complètement. Elle apporte des protéines de haute qualité, ainsi que des vitamines B, du fer et du zinc, des nutriments essentiels à l’équilibre de l’organisme. De plus, nombre de charcuteries sont des produits artisanaux de qualité, issus de savoir-faire locaux et régionaux. Cependant, leur teneur élevée en graisses saturées et en sel, ainsi que la présence de substances controversées, justifient une consommation modérée.
Selon les experts, ce sont les nitrites et les nitrates, utilisés comme conservateurs, ainsi que les substances formées lors de la cuisson à haute température, qui constituent le principal risque. Ces composés peuvent favoriser la formation de substances cancérigènes dans l’organisme. L’OMS et le CIRC classent les viandes transformées, incluant la charcuterie, les saucisses et les produits similaires, dans la même catégorie de risque que le tabagisme, bien que le niveau de risque ne soit pas identique.
Pour minimiser les risques, il est conseillé de limiter la consommation de charcuterie et de viandes transformées à une fois par semaine au maximum. L’équilibre, comme souvent en matière de nutrition, est la clé. Privilégier des produits de qualité, issus de filières responsables, et varier son alimentation sont également des mesures préventives importantes.

Pour aller plus loin
