L’ancien président brésilien Jair Bolsonaro a été brièvement autorisé à sortir de prison ce week-end pour subir deux interventions chirurgicales visant à traiter des hoquets chroniques persistants depuis neuf mois. Cette libération intervient alors qu’il est en détention provisoire dans le cadre d’une enquête sur une tentative de coup d’État.
Selon des informations diffusées par les médias brésiliens, la première opération, pratiquée ce week-end, portait sur le blocage du nerf phrénique. Une seconde intervention est prévue dans les 48 heures. Michelle Bolsonaro, l’épouse de l’ancien président, a précisé que son mari souffrait de ces hoquets quotidiens depuis neuf mois.
Jair Bolsonaro, âgé de 70 ans, avait déjà bénéficié d’une autorisation de sortie de prison jeudi pour une opération à l’aine. Cette libération temporaire avait été approuvée par le juge Alexandre de Moraes, suite à une demande de ses avocats. L’ancien président avait déjà subi plusieurs opérations suite à une blessure abdominale consécutive à une attaque au couteau survenue lors de la campagne électorale de 2018. On ignore à ce stade si l’opération à l’aine est liée à cet incident.
L’ancien chef de l’État a été inculpé en septembre pour son rôle présumé dans la planification d’un coup d’État et a été condamné à 27 ans de prison par la Cour suprême. Il est actuellement détenu dans un établissement de la police fédérale à Brasilia. Il avait précédemment tenté de retirer son bracelet de surveillance électronique à l’aide d’un fer à souder.
Par ailleurs, le plus haut tribunal du Brésil a ordonné l’assignation à résidence de dix complices de Bolsonaro, accusés d’avoir participé à la tentative de coup d’État. Selon le tribunal, ces partisans auraient aidé à planifier l’opération, diffusé de fausses informations en ligne et organisé des actions violentes. Pendant leur assignation à résidence, ils ne pourront plus recevoir de visites, utiliser internet ou contacter d’autres personnes impliquées dans l’enquête. Ils devront également remettre leurs pièces d’identité et leurs permis d’armes à feu.
La police brésilienne intensifie ses actions contre les collaborateurs de Bolsonaro. L’ancien chef de la police routière, Silvinei Vasques, a été arrêté vendredi à l’aéroport d’Asunción, au Paraguay, et extradé vers le Brésil. Il avait été condamné en novembre à 24 ans de prison pour son rôle dans la tentative de coup d’État, notamment pour avoir déployé des agents afin d’empêcher les électeurs de l’opposition de voter lors de l’élection présidentielle de 2022. Un autre proche de Bolsonaro, l’ancien chef des renseignements Alexandre Ramagem, est en fuite et se trouverait aux États-Unis.
