Home MondeBriefing sur la guerre en Ukraine : le pape Léon exprime sa « grande tristesse » face au rejet par la Russie des appels à la trêve | Ukraine

Briefing sur la guerre en Ukraine : le pape Léon exprime sa « grande tristesse » face au rejet par la Russie des appels à la trêve | Ukraine

by Clara Dubois

Publié le 24 décembre 2025 08h12. Alors que Noël approche, les appels à une trêve mondiale se heurtent à l’intransigeance russe, tandis que les frappes et les incidents se multiplient sur le sol russe et ukrainien, exacerbant les tensions dans la région.

  • Le pape Léon XIV a renouvelé son appel à une trêve de Noël, déplorant le rejet apparent de cette proposition par la Russie.
  • Un incident, possiblement une explosion, a blessé deux policiers à Moscou, survenant quelques jours après l’assassinat d’un général russe.
  • Une attaque massive de drones et de missiles russes a fait au moins trois morts en Ukraine et provoqué des coupures de courant généralisées.

Le pape Léon XIV a exprimé sa « grande tristesse » face au rejet, selon lui, d’une demande de trêve de Noël par la Russie. S’adressant aux journalistes près de Rome, il a lancé un nouvel appel à la raison :

« Je renouvelle ma demande à toutes les personnes de bonne volonté de respecter un jour de paix – au moins le jour de la fête de la naissance de notre sauveur. »

Pape Léon XIV

La Russie a régulièrement refusé les appels au cessez-le-feu en Ukraine, arguant que cela ne ferait qu’avantager les forces de Kiev.

Parallèlement, la capitale russe a été le théâtre d’un incident troublant. Deux agents de la police de la circulation ont été blessés dans ce que les autorités qualifient d’« incident » survenu près du lieu où le lieutenant-général Fanil Sarvarov a été tué lundi par l’explosion d’une bombe sous sa voiture. Les enquêteurs russes étudient une éventuelle implication des services spéciaux ukrainiens. La commission d’enquête russe a déclaré qu’elle « établissait les circonstances » de l’incident, précisant que des analyses médicales et explosives étaient en cours. Des images diffusées par la télévision russe montrent une forte présence policière et des témoins évoquant une explosion survenue vers 1h30 du matin, heure locale.

L’Ukraine, de son côté, a été la cible d’une attaque massive de plus de 650 drones et 30 missiles russes, deux jours avant Noël et en pleine période de grand froid. Au moins trois personnes, dont un enfant de quatre ans, ont perdu la vie. Les frappes ont provoqué des coupures de courant dans plusieurs régions du pays. La Pologne a déployé des avions de combat pour surveiller son espace aérien. Le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy a dénoncé cette attaque sur Telegram :

« Une grève avant Noël, quand les gens veulent être avec leur famille, chez eux, en sécurité… Poutine ne peut pas accepter le fait que nous devons arrêter de tuer. »

Volodymyr Zelenskyy, président ukrainien

En réponse, l’Ukraine a frappé une infrastructure pétrolière et gazière russe, touchant une usine pétrochimique dans la région de Stavropol, dans le sud de la Russie. Le gouverneur régional, Vladimir Vladimirov, a fait état d’un incendie important dans la zone industrielle, des images diffusées par les médias russes montrant d’imposantes flammes.

Des discussions informelles ont eu lieu ce week-end à Miami, impliquant Steve Witkoff, un envoyé de Donald Trump, et des représentants russes et ukrainiens. Witkoff a qualifié ces rencontres de « constructives », mais aucune percée significative n’a été annoncée. Zelensky a indiqué avoir été informé mardi de l’état des négociations et que « plusieurs projets de documents ont été préparés », incluant un plan pour mettre fin à la guerre, des options pour les futures garanties de sécurité de l’Ukraine et des plans de reconstruction. Plus d’informations sur les négociations de Miami.

Sur le front, l’armée ukrainienne a annoncé s’être retirée de la ville de Siversk, dans la région de Donetsk, après de violents combats. Cette retraite vise à « préserver la vie de nos soldats et la capacité de combat de nos unités », selon un communiqué militaire. La Russie avait annoncé la prise de Siversk il y a près de deux semaines.

Enfin, une menace supplémentaire plane sur l’ancienne centrale nucléaire de Tchernobyl. Son directeur, Sergiy Tarakanov, a averti que les frappes russes pourraient détruire l’abri anti-radiation interne, dont la restauration complète prendrait trois à quatre ans.

« Si un missile ou un drone le touche directement, ou même tombe quelque part à proximité… cela provoquerait un mini-séisme dans la région. Personne ne peut garantir que les abris resteront debout après cela. C’est la principale menace. »

Sergiy Tarakanov, directeur de la centrale de Tchernobyl

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