Publié le 14 décembre 2023 22:15:00. La signature imminente de l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur a été reportée à la mi-janvier, en raison des réticences exprimées par plusieurs États membres, notamment la France, l’Italie et la Pologne, inquiets pour leurs agriculteurs.
- La signature de l’accord Mercosur, initialement prévue ce samedi, est repoussée.
- Les préoccupations des États membres concernant la protection de leurs agriculteurs sont au cœur du report.
- L’accord vise à créer la plus grande zone de libre-échange au monde après plus de 25 ans de négociations.
L’Union européenne et le Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay) devront attendre encore quelques semaines avant de sceller leur accord commercial. L’annonce du report est intervenue jeudi soir, en marge du sommet européen à Bruxelles, par un porte-parole de l’UE. L’objectif est désormais de parvenir à une conclusion d’ici la mi-janvier.
Cette décision fait suite à une pression croissante de la part de plusieurs États membres, en particulier la France, l’Italie et la Pologne. Ces pays craignent que l’ouverture du marché européen aux produits agricoles sud-américains ne désavantage leurs propres agriculteurs, en raison de coûts de production inférieurs. Ils estiment que l’agriculture européenne n’est pas suffisamment protégée par les termes de l’accord.
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, avait initialement prévu de se rendre au Brésil samedi pour officialiser la signature de l’accord. Ce report représente un revers pour la Commission, comme l’a souligné l’eurodéputée Anna Cavazzini :
« Ce report est un revers évident pour la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen. Elle n’a pas réussi à répondre aux préoccupations légitimes de pays comme la France. »
Anna Cavazzini, eurodéputée (Verts)
L’accord commercial entre l’UE et le Mercosur, négocié pendant plus de 25 ans, ambitionne de créer la plus grande zone de libre-échange au monde. Cependant, son approbation par le Parlement européen n’est pas garantie, en raison des inquiétudes persistantes concernant les impacts environnementaux et agricoles potentiels pour l’Union européenne.
