Publié le 18 décembre 2025 à 19h30. Face à une escalade des tensions potentielles entre les États-Unis et le Venezuela, les présidents du Brésil et du Mexique se sont proposés comme médiateurs afin de préserver la paix en Amérique du Sud.
- Luiz Inácio Lula da Silva et Claudia Sheinbaum ont tous deux exprimé leur volonté de faciliter le dialogue pour éviter un conflit armé.
- Lula a révélé avoir discuté de la situation avec Donald Trump et Nicolás Maduro, qui lui ont demandé des pistes pour une résolution pacifique.
- Claudia Sheinbaum a souligné la position constante du Mexique en faveur de la résolution pacifique des conflits, conformément aux principes des Nations Unies.
Les présidents brésilien et mexicain ont réagi ce jeudi à la montée des tensions entre Washington et Caracas, proposant leur médiation pour désamorcer une situation qu’ils jugent préoccupante. Lula da Silva a insisté sur la nécessité de maintenir l’Amérique du Sud comme une zone de paix, avertissant contre les conséquences d’une guerre sur le continent.
« Je fais de la politique en cherchant des solutions aux problèmes », a déclaré Lula, précisant qu’il avait eu des entretiens séparés avec les présidents américain et vénézuélien en début de mois. Il a révélé que Nicolás Maduro lui avait personnellement demandé « comment vous pouvez contribuer à une solution pacifique ». Le président brésilien a affirmé avoir rappelé à Donald Trump que la région devait rester un espace de paix et a proposé d’engager des discussions avec le Venezuela et d’autres pays concernés pour prévenir un affrontement armé.
« J’ai dit à Trump que c’était une région de paix, qu’elle devait continuer ainsi. »
Luiz Inácio Lula da Silva, président du Brésil
Lula a également exprimé son incompréhension face aux causes de ces tensions, évoquant des facteurs potentiels tels que les ressources pétrolières, les minerais critiques, les terres rares ou encore une volonté de déstabiliser le gouvernement Maduro. Il a toutefois souligné que l’objectif primordial est d’empêcher une aggravation de la situation.
De son côté, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a affirmé être prête à organiser une réunion entre les pays américains et d’autres nations afin de trouver une solution « pacifique » à tout conflit au Venezuela et dans la région. Elle a souligné que cette position s’inscrit dans une « conviction » et est conforme à la Constitution mexicaine, et a suggéré qu’elle pourrait être partagée par l’ensemble des pays sud-américains, malgré leurs divergences politiques.
« Nous ne sommes pas d’accord avec les interventions (…) et nous sommes favorables à la solution pacifique des conflits. »
Claudia Sheinbaum, présidente du Mexique
Sheinbaum a rappelé que le Mexique privilégie toujours les mécanismes établis par les Nations Unies pour la résolution pacifique des différends et a insisté sur la nécessité de l’implication de toutes les parties prenantes. Elle a toutefois précisé que, jusqu’à présent, son gouvernement n’avait reçu aucune demande pour mener des efforts multilatéraux et n’avait pas non plus entamé de discussions avec d’autres gouvernements à cette fin.
