Publié le 2 novembre 2025. Le célèbre village gaulois s’invite en Rhénanie-Palatinat ! Le comédien Christian Habekost poursuit sa traduction des aventures d’Astérix en dialecte palatin, offrant une nouvelle lecture savoureuse et pleine d’humour local.
- Christian Habekost traduira prochainement le volume « La dispute autour d’Astérix » sous le titre « Zores bei de Pälzer ».
- Le succès de la première traduction, « Astérix en Palatinateur », a conduit à quatre réimpressions en quelques mois.
- Habekost souligne l’importance de ne pas se contenter d’une traduction littérale, mais de capturer l’esprit et l’humour de l’œuvre originale.
Après avoir conquis le monde de la bande dessinée, Astérix s’apprête à séduire le Palatinat. Le comédien dialectal Christian « Chako » Habekost s’est lancé dans un nouveau défi : transposer l’univers des Gaulois dans le parler coloré de sa région natale. Le prochain volume à être adapté, « La dispute autour d’Astérix », paraîtra en septembre 2026 sous le titre « Zores bei de Pälzer » (Querelles chez les Palatins), a-t-il annoncé à l’agence de presse allemande.
Habekost a la particularité de pouvoir choisir les volumes à traduire. « Bien sûr, je commence par mes préférés », a-t-il précisé. Il ne s’agit pas seulement d’une question de préférence personnelle, mais aussi de pertinence pour le public palatin. « La dispute autour d’Astérix » se prête particulièrement bien à l’exercice, car, selon lui, « surtout quand les choses s’échauffent, les plus beaux bons mots dialectaux sortent du gosch » (le gosch étant un terme palatin désignant la bouche).
Les Palatins, nouveaux héritiers des Gaulois ?
L’adaptation précédente, « Astérix en Palatinateur », publiée en 2024, avait déjà rencontré un succès retentissant, nécessitant quatre éditions en quelques mois seulement. Habekost a alors découvert que les lecteurs apprécient particulièrement les jeux de mots et les allusions subtiles. Ce succès témoigne d’un attachement croissant à la préservation des dialectes régionaux.
Le processus de traduction est minutieux et demande une relecture constante. « Il faut parfois dix lectures pour parcourir un seul tome », explique Habekost. « À chaque lecture, de nouvelles idées surgissent. À un moment donné, il faut se forcer à finaliser le travail. » Une simple traduction prend environ une semaine, mais le peaufinage et les ajustements créatifs peuvent s’étendre sur une période beaucoup plus longue, jusqu’à épuisement des idées.
Habekost ne craint pas que la version dialectale prenne le pas sur l’œuvre originale. Il considère que le texte d’Astérix est l’essence même de l’histoire. Il ajoute :
« Idéalement, si l’on peut rire du dialecte en plus de l’humour de l’histoire, une dimension supplémentaire de comédie est créée. Et celui qui rit a raison – la plupart du temps. »
Christian Habekost, comédien dialectal
Les défis de la transposition dialectale
Habekost perçoit des similitudes entre les Gaulois et les Palatins. « En tant que patriote local professionnel, je le vois clairement », affirme-t-il. « Les Palatins n’ont pas toujours bonne réputation dans le paysage dialectal allemand. En général, tous les locuteurs de dialectes doivent aujourd’hui se défendre contre la domination de la langue allemande standard, sinon les dialectes finiront par disparaître. »
Le principal écueil lors d’une transposition consiste à se limiter à une traduction littérale. « Il est essentiel de ne pas se contenter de traduire mot à mot », souligne Habekost. « Bien sûr, l’histoire originale doit être respectée, mais de nombreuses bulles laissent place à l’interprétation. C’est là que la créativité entre en jeu. » Habekost est actuellement en tournée en Rhénanie-Palatinat et au Bade-Wurtemberg.
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