Le Bureau de santé du Nord-Ouest signale des taux d’infection invasive à pneumocoque nettement supérieurs à la moyenne provinciale en Ontario. L’agence publique exhorte la population à se faire vacciner, rappelant que les complications peuvent entraîner des hospitalisations prolongées et des séquelles graves.
L’avis sanitaire émis par les autorités régionales expose une disparité marquée dans la province.
Les données diffusées par le Bureau de santé du Nord-Ouest placent les taux d’infection invasive à pneumocoque, connue sous l’abréviation IIP, à des niveaux quatre fois supérieurs à la moyenne de l’Ontario.

Le district de Thunder Bay dépasse les repères provinciaux
La situation s’avère encore plus prononcée dans le secteur desservi par le Bureau de santé du district de Thunder Bay, où les chiffres dépassent de plus de cinq fois les repères provinciaux.
La bactérie en cause, identifiée comme Streptococcus pneumoniae, est capable de provoquer des affections redoutables. Les spécialistes rappellent qu’elle peut engendrer la méningite, des infections de la circulation sanguine, de la pneumonie ainsi que des atteintes articulaires.
La vaccination gratuite cible les populations vulnérables
Face à la gravité des tableaux cliniques potentiels, les professionnels de la santé indiquent que les répercussions peuvent persister longtemps après les soins d’urgence.

Même avec un traitement antibiotique, les personnes peuvent subir des conséquences à long terme en raison de longs séjours à l’hôpital ou aux soins intensifs, ainsi que des séquelles permanentes sur la fonction cérébrale causées par la méningite, voire le décès en l’absence de traitement rapide.
Dre Yoko Schreiber, spécialiste des maladies infectieuses dans le Nord-Ouest de l’Ontario
Pour contrer la propagation des souches les plus courantes, la vaccination demeure l’outil privilégié par les autorités médicales. Si le vaccin ne se distribue pas en pharmacie, le programme régulier de l’Ontario, conjugué à une directive temporaire du médecin hygiéniste en chef de la province, permet de l’obtenir sans frais pour certains groupes d’âges et profils de vulnérabilité.
L’accès gratuit s’adresse d’office aux personnes âgées de 65 ans et plus, de même qu’à la tranche des 18 à 64 ans considérée à haut risque. Dans le Nord de la province, les critères d’admissibilité ont toutefois été élargis pour inclure des clientèles particulières.
- Les personnes en situation d’itinérance ou sans logement stable
- Les individus consommant régulièrement des substances, incluant l’alcool, la cocaïne ou des drogues injectables