Publié le 26 décembre 2025 à 21h00. La Belgique, aux côtés des Pays-Bas et de l’Allemagne, pourrait accueillir le télescope Einstein, un observatoire révolutionnaire d’ondes gravitationnelles. Un podcast, ET pour les amis, se donne pour mission de vulgariser ce projet ambitieux et d’en expliquer les enjeux à la population.
- Une décision concernant le site d’implantation du télescope Einstein sera prise en 2027.
- Le projet représente un potentiel économique important pour la région choisie, attirant scientifiques et entreprises.
- Le podcast ET pour les amis vise à susciter l’adhésion du public et à faire du télescope Einstein un symbole national.
Dans une salle de physique théorique de l’université de Louvain, où le silence est d’or, Daniel Mayerson, coordinateur du Leuven Gravity Institute, et Bert Vercnocke, ancien professeur de physique, ont lancé un podcast original : ET pour les amis. Leur objectif ? Rendre accessible au grand public le projet du télescope Einstein (ET), un futur détecteur d’ondes gravitationnelles dont l’implantation est en compétition entre la région Meuse-Rhin, la Sardaigne et la Saxe.
Ce télescope, qui observera l’univers d’une manière inédite, en détectant les ondulations de l’espace-temps provoquées par des événements cosmiques violents, pourrait faire de la Belgique un centre névralgique pour la recherche en astrophysique. L’enjeu est de taille, tant sur le plan scientifique qu’économique.
« Nous avons besoin du soutien de tous pour un tel projet », explique Daniel Mayerson. « C’est le point de départ de notre podcast. » Chaque épisode invite un expert différent pour aborder un aspect spécifique du projet, de la technologie complexe nécessaire à sa construction à l’impact potentiel sur les communautés locales.
Bert Vercnocke et Daniel Mayerson ne se contentent pas d’expliquer les aspects techniques. Ils cherchent à créer un lien émotionnel avec le public. Ils veulent que les Belges comprennent l’importance de ce projet et s’en approprient.
« Des informations correctes créent la confiance dans les méthodes et les résultats de la recherche. Ceci est particulièrement important pour le télescope Einstein car il s’agit d’un grand projet social et coûteux dans lequel le gouvernement et la société doivent investir. Nous voulons que les Belges comprennent pourquoi nous construisons le télescope Einstein. »
Daniel Mayerson, coordinateur du Leuven Gravity Institute
Ils ambitionnent même de faire du télescope Einstein un symbole national, comparable à la renommée des frites belges. « Les frites belges sont ancrées dans notre identité. Tout le monde le sait un peu, mais vous en êtes particulièrement fier. Pour nous, le télescope Einstein doit devenir une nouvelle frite belge », confie Bert Vercnocke.
L’enthousiasme est contagieux, jusqu’à toucher la jeune génération. Kato, la fille de Bert Vercnocke, âgée de quinze ans, accompagne l’équipe du podcast lors de ses déplacements. « Au début, j’étais sceptique quant à son implication », admet Daniel Mayerson. Mais il reconnaît que sa présence est un atout. Elle découvre le projet en même temps que les auditeurs et s’en montre désormais fière. « Mission accomplie », conclut Bert Vercnocke.
