Publié le 16 octobre 2024. Une augmentation significative des cas de cancer du sein lobulaire est observée aux États-Unis, une forme particulièrement difficile à diagnostiquer, suscitant l’inquiétude des spécialistes.
- Le nombre de cas de cancer du sein lobulaire a augmenté en moyenne de 2,8 % par an entre 2012 et 2022.
- Cette progression est bien plus rapide que celle de l’ensemble des autres formes de cancer du sein, qui n’a connu qu’une hausse annuelle moyenne de 0,8 %.
- Bien que considéré moins agressif initialement, le cancer lobulaire présente un taux de survie inférieur à celui du cancer canalaire après sept ans.
Les États-Unis enregistrent une hausse préoccupante des diagnostics de cancer du sein lobulaire, une forme de carcinome qui se développe dans les lobules mammaires, les glandes productrices de lait. Selon des données récentes publiées par l’American Cancer Society, basées sur les conclusions de l’US Cancer Institute, ce type de cancer a vu son incidence augmenter en moyenne de 2,8 % par an entre 2012 et 2022. Cette augmentation contraste fortement avec la progression plus lente des autres formes de cancer du sein, qui affichent une hausse annuelle moyenne de seulement 0,8 %.
Le cancer canalaire, qui représente plus de 80 % des diagnostics de cancer du sein, continue de progresser, mais à un rythme nettement inférieur. Le cancer lobulaire, quant à lui, représente environ 10 à 12 % de l’ensemble des cas. Sa particularité réside dans sa difficulté de détection par les méthodes traditionnelles comme la mammographie et l’échographie, ce qui rend son diagnostic plus complexe.
L’analyse révèle également un aspect crucial concernant le pronostic. Si le carcinome lobulaire invasif est souvent perçu comme moins agressif que d’autres formes de cancer du sein, les données indiquent que la survie des patientes est comparable, voire supérieure, pendant les sept premières années suivant le diagnostic. Cependant, au-delà de dix ans, les perspectives s’assombrissent et le taux de survie devient inférieur à celui des femmes atteintes d’un cancer canalaire.
Le cancer lobulaire a tendance à se développer plus lentement, mais il présente une particularité : il apparaît fréquemment dans les deux seins simultanément, même à un stade précoce. Pour les femmes considérées comme à risque, il est donc recommandé de recourir à des examens d’imagerie plus approfondis, tels que l’imagerie par résonance magnétique (IRM), afin d’améliorer la détection précoce.
« Il est essentiel de poursuivre les recherches pour améliorer le diagnostic précoce et le traitement du cancer lobulaire, car les taux de survie, après les sept premières années suivant le diagnostic, sont inférieurs à ceux observés chez les patientes atteintes d’un cancer canalaire. »
Angela Jaquinto, auteur du rapport
Cette augmentation de l’incidence du cancer du sein lobulaire souligne la nécessité d’une vigilance accrue et d’une meilleure compréhension de cette forme spécifique de cancer du sein, afin d’améliorer les chances de guérison des patientes.