Les femmes sont invitées à débuter une surveillance annuelle par mammographie dès l’âge de 40 ans.
Les directives de dépistage du cancer du sein font l’objet d’une attention accrue de la part des professionnels de santé, qui rappellent que la mammographie reste la norme absolue pour détecter la maladie avant l’apparition des premiers symptômes. Selon les estimations de l’American Cancer Society pour l’année 2026, plus de 320 000 femmes aux États-Unis recevront un diagnostic de cancer du sein invasif. Halley Vora, oncologue chirurgicale et directrice des services de santé mammaire à Loma Linda University Health, souligne que la détection précoce améliore considérablement les chances de survie des patientes.
Recommandations d’âge et profils à haut risque
Pour les personnes présentant un profil de risque moyen, la recommandation générale fixe le début des mammographies annuelles à 40 ans. Néanmoins, les médecins incitent chaque patiente à discuter de ses antécédents familiaux avec un médecin traitant afin d’ajuster ce calendrier. Certains patients qui ont des mutations génétiques, comme un gène BRCA, peuvent se voir recommander de commencer le dépistage dès l’âge de 25 ans
, précise Halley Vora, d’après les publications du centre de santé de Loma Linda University.
« Si vous vous inquiétez de vos facteurs de risque personnels ou si vous avez des antécédents familiaux préoccupants, discutez-en avec votre médecin. »
Halley Vora, directrice des services de santé mammaire à Loma Linda University Health
Du côté des hommes, bien que le cancer du sein soit beaucoup plus rare, le risque existe. Les hommes ne se voient pas attribuer de dépistage de routine s’ils présentent un risque moyen, mais ceux qui affichent des antécédents familiaux ou une mutation génétique connue du type BRCA doivent impérativement évaluer leur situation avec un praticien.
Avancées technologiques et tests sanguins multi-cancéreux
Ces examens innovants permettent de dépister jusqu’à 50 types de cancers à partir d’un simple tube de prélèvement sanguin. Ils ciblent notamment des pathologies redoutables pour lesquelles il n’existait auparavant aucun bon outil de repérage, telles que le cancer du pancréas, du foie ou de l’ovaire. Le test de dépistage Galleri a ainsi permis l’an dernier d’identifier plus de sept fois plus de tumeurs que les examens standards, dont plus de la moitié détectées dès les stades précoces.
Défis de la mise en œuvre clinique et de la génétique
La simple disponibilité des connaissances génétiques ne garantit pas leur application équitable sur le terrain. Une publication parue dans Frontiers in Oncology souligne le décalage persistant entre les recommandations scientifiques et la pratique médicale réelle. Concernant les femmes atteintes d’un cancer épithélial de l’ovaire en Chine, des chercheurs rapportent un taux de recours aux tests germinaux de 64,9 %, alors que près de deux tiers des participantes disposaient d’une information initiale limitée.
- Des variants pathogènes ont été identifiés chez 19,6 % des personnes testées.