Publié le 23 novembre 2023. Le receveur des Royals de Kansas City, Carter Jensen, découvre les défis du baseball professionnel en République dominicaine, mais aussi le charme d’une culture qu’il apprécie de plus en plus.
Santiago, République dominicaine – Carter Jensen, 21 ans, a rapidement déchanté en arrivant dans la Ligue Professionnelle de Baseball Dominicaine (Lidom). Loin de la facilité qu’il imaginait, le jeune receveur des Royals de Kansas City a dû s’adapter à un niveau de jeu plus intense et à un environnement radicalement différent.
« J’avais pensé que ce serait facile, mais cette ligue est bien plus difficile qu’on ne l’imagine, surtout parce qu’elle est très différente de ce à quoi je suis habitué, explique Jensen dans un entretien accordé à LISTÍN DIARIO. Il a fallu une période d’adaptation pour jouer dans un environnement nouveau, mais jour après jour, je me suis senti plus à l’aise et, honnêtement, j’adore ça. »
Le joueur, originaire du Mississippi, souligne que son expérience dominicaine lui a permis de découvrir une passion et une intensité nouvelles dans le baseball. Il compare même l’atmosphère des matchs de la Lidom à celle des ligues majeures.
« C’est un autre type de baseball. Ici, tout est question de victoire, comme dans les Majors. J’ai adopté cette mentalité : tant que l’équipe gagne, c’est ce qui compte. »
Carter Jensen, receveur des Royals de Kansas City
Bien qu’il ait déjà visité l’île en 2022 lors d’un échange culturel organisé par les Royals, Jensen vit une expérience bien plus immersive en intégrant les Águilas Cibaeñas. Il a pu s’immerger dans la culture dominicaine et, surtout, découvrir la gastronomie locale.
« J’aime la nourriture, les gens, les fans. Mes coéquipiers et mes entraîneurs sont incroyables. Je passe un très bon moment », a-t-il déclaré avec un sourire.
Le mangú et le riz au poulet figurent parmi ses plats préférés, même s’il avoue ne pas toujours connaître le nom de ce qu’il mange. « Le riz au poulet est bien meilleur ici qu’aux États-Unis, c’est indéniable. J’aime aussi le mangú. En fait, tout est délicieux, même si je ne sais pas toujours comment ça s’appelle », a-t-il ajouté en riant.
Installé à Santiago, Jensen a rapidement pris conscience de la ferveur qui entoure les matchs contre les Tigres del Licey, une rivalité légendaire dans le baseball dominicain. Il avait d’ailleurs déjà pu en entrevoir l’intensité lors de son précédent séjour sur l’île.
« Je savais que cette rivalité était intense avant de la vivre sur le terrain. J’étais déjà venu assister à un match lors de notre voyage culturel avec les Royals. »
Carter Jensen, receveur des Royals de Kansas City
Malgré son expérience en Ligue Majeure, Jensen estime que l’ambiance dans les stades dominicains est unique. « Les supporters crient beaucoup de choses, mais comme je ne parle pas parfaitement espagnol, je ne comprends pas toujours ce qu’ils disent. Cela m’aide peut-être », a-t-il plaisanté. « Quoi qu’il en soit, j’ai joué dans des stades intenses, comme à Philadelphie, et l’atmosphère ici s’en rapproche beaucoup. »
À lire aussi
