Home SantéCe drame glaçant dans cet hôpital français cache un trouble méconnu chez une jeune femme, les enquêteurs redoutent le pire

Ce drame glaçant dans cet hôpital français cache un trouble méconnu chez une jeune femme, les enquêteurs redoutent le pire

by Sophie Martin

Un drame bouleverse le service d’accueil de l’hôpital Pierre-Paul Riquet à Toulouse. Lundi 22 décembre, une jeune femme de 23 ans a été interpellée après la découverte du corps d’un nouveau-né dans un sac à dos qu’elle portait.

L’alerte a été donnée en fin de matinée lorsque la jeune femme s’est présentée aux urgences de Purpan, demandant à consulter un médecin. L’ouverture du sac à dos a révélé la présence du nourrisson, décédé depuis quelques heures seulement, déclenchant immédiatement une intervention policière.

Placée en garde à vue, la jeune mère a initialement présenté une version confuse, évoquant une amie à qui elle aurait confié le sac. Elle a finalement reconnu être la mère de l’enfant. Une enquête pour meurtre sur mineur de moins de 15 ans a été ouverte par le parquet de Toulouse et confiée à la division de la criminalité territoriale.

Une autopsie, prévue ce mardi 23 décembre, doit permettre de déterminer les circonstances exactes du décès. Les enquêteurs privilégient à ce stade l’hypothèse d’un déni de grossesse, un phénomène qui complexifie davantage l’affaire.

Selon une source policière, la jeune femme était confuse à son arrivée à l’hôpital. Elle aurait déclaré « qu’une amie lui avait donné le sac en lui demandant de s’en débarrasser, et qu’en voyant ce qu’il y avait à l’intérieur, elle avait décidé de l’apporter à l’hôpital ». Un mot retrouvé dans le sac indiquait que le bébé était né la veille, un dimanche.

Les premières vérifications ont rapidement confirmé que la jeune femme était bien la mère du nourrisson. « Selon son examen médical et ses premières déclarations en garde à vue, elle avait accouché la veille, seule, à son domicile », a précisé une source proche du dossier. La jeune femme, encore convalescente après son accouchement solitaire, a été hospitalisée. Sa garde à vue reprendra dès qu’elle sera en état.

Les enquêteurs cherchent à déterminer si le bébé était vivant à la naissance et si son décès est lié à une complication médicale, telle qu’une hémorragie, ou à un acte volontaire. L’autopsie devrait apporter des éléments de réponse.

Le déni de grossesse, un phénomène rare, est considéré par les spécialistes comme une possible explication. La psychothérapeute Karine Denza le décrit comme « une stratégie défensive archaïque extrêmement puissante contre une angoisse inconsciente ». Dans ce mécanisme, la femme est enceinte sans en avoir conscience, la grossesse pouvant rester invisible, avec un ventre peu volumineux, des symptômes attribués à d’autres troubles, et parfois des saignements ressemblant à des règles.

Les professionnels distinguent un déni total, découvert au moment de l’accouchement, et un déni partiel, où la grossesse est reconnue plus tardivement. Dans ces situations, l’accouchement peut survenir seul, à domicile, sans préparation ni accompagnement, dans un état de sidération. « Ce mécanisme de défense permet à certaines femmes de vivre leur grossesse malgré une anxiété profonde », souligne Karine Denza.

Après la découverte, une prise en charge psychologique et un suivi social sont essentiels, parallèlement aux investigations judiciaires. La spécialiste rappelle que les infanticides liés à un déni de grossesse restent rares et que le lien mère-enfant peut se reconstruire. Dans l’affaire toulousaine, les résultats de l’autopsie et des expertises psychiatriques devront éclairer le rôle joué par ce mécanisme.

You may also like

Leave a Comment