Publié le 28 septembre 2025 10h42. Une étude récente suggère qu’intégrer une mangue à son alimentation quotidienne pourrait aider à stabiliser la glycémie, malgré sa teneur en sucre. Des chercheurs américains ont observé des effets bénéfiques chez des adultes prédiabétiques, remettant en question l’idée que tous les sucres sont égaux.
- La consommation quotidienne de 300 grammes de mangue fraîche a été associée à une meilleure glycémie et une meilleure sensibilité à l’insuline chez des adultes prédiabétiques.
- Les participants ayant consommé des mangues ont également présenté une diminution de la graisse corporelle et une stabilisation de leur taux d’HbA1c, un indicateur de la glycémie à long terme.
- L’étude souligne l’importance de la façon dont le sucre est « emballé » dans les aliments, les fibres et antioxydants présents dans les mangues contribuant à ralentir son absorption.
Des scientifiques de la Florida State University ont mené une étude sur 23 adultes atteints de prédiabète pendant six mois. La moitié du groupe a consommé quotidiennement environ 300 grammes (environ 10,6 onces) de mangue fraîche, tandis que l’autre moitié a reçu une collation contenant le même nombre de calories. L’objectif était de comparer l’impact de la consommation de sucre provenant de mangues par rapport à une collation équivalente en énergie.
Les résultats ont révélé des différences notables entre les deux groupes. Les participants ayant mangé des mangues ont obtenu de meilleurs résultats dans la plupart des indicateurs de santé évalués. Leur glycémie à jeun était plus basse, et leur taux d’HbA1c (hémoglobine glyquée), qui reflète le contrôle de la glycémie sur plusieurs mois, est resté stable. À l’inverse, le groupe témoin a vu son taux d’HbA1c augmenter. De plus, les amateurs de mangues ont montré une meilleure réponse à l’insuline, une réduction de la graisse corporelle et une perte de poids.
Pourquoi la mangue a-t-elle cet effet ?
Le secret réside dans la composition globale du fruit. Les mangues ne contiennent pas seulement du sucre naturel, mais aussi des fibres, des antioxydants et d’autres composés bénéfiques. Ensemble, ces éléments ralentissent l’absorption du sucre dans le sang et contribuent à réduire l’inflammation. Il ne s’agit donc pas uniquement de la quantité de sucre, mais de la manière dont il est intégré dans l’aliment. Le fruit offre un contexte nutritionnel différent des sucres ajoutés dans les snacks transformés.
Il est cependant important de noter que cette étude présente certaines limites. La taille de l’échantillon était relativement petite (seulement 23 participants, principalement des femmes blanches), et les chercheurs n’ont pas pris en compte d’autres habitudes alimentaires qui pourraient avoir influencé les résultats. De plus, la recherche a été financée par le National Mango Board, une organisation qui, comme son nom l’indique, promeut la consommation de mangues.
Néanmoins, ces résultats s’inscrivent dans une tendance plus large suggérant que les fruits, contrairement aux sucres ajoutés présents dans les aliments transformés, peuvent avoir un impact positif sur la santé métabolique. Des études antérieures ont déjà démontré que la consommation de fruits peut réduire le risque de développer un diabète.