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Cela concerne tous ceux qui ont une fille.

Publié le 3 janvier 2024 06:43:00. Avoir une fille semble avoir un effet protecteur contre la démence chez les parents, selon une étude chinoise récente. Ce lien serait renforcé par le soutien émotionnel et physique que les filles…

Cela concerne tous ceux qui ont une fille.

Publié le 3 janvier 2024 06:43:00. Avoir une fille semble avoir un effet protecteur contre la démence chez les parents, selon une étude chinoise récente. Ce lien serait renforcé par le soutien émotionnel et physique que les filles apportent, réduisant ainsi le sentiment d’isolement.

  • Les parents de filles présentent des scores de santé cérébrale plus élevés.
  • L’effet protecteur est particulièrement marqué dans les familles avec une fille unique.
  • Des traitements innovants contre la démence pourraient voir le jour dans les 5 à 10 prochaines années.

Des chercheurs de l’Université Hohai en Chine ont analysé les données cognitives de plusieurs centaines de personnes âgées issues d’une vaste étude sur la santé menée en 2018. L’objectif était de déterminer si le nombre d’enfants, et plus précisément leur sexe, pouvait influencer la santé cérébrale des parents. Le déclin des fonctions cognitives, caractérisé par des difficultés de traitement de l’information, une diminution de la capacité d’attention et des problèmes de mémoire, est considéré comme un signe précoce de démence.

Les résultats de l’étude ont révélé que les parents de filles affichaient des scores de santé cérébrale significativement plus élevés que les parents de garçons. Les scientifiques expliquent cette différence par la fréquence et la qualité des interactions entre les filles et leurs parents, ainsi que par le soutien affectif continu qu’elles apportent. Ce lien social fort contribue à réduire la solitude, un facteur de risque majeur de démence.

L’avantage serait encore plus prononcé dans les familles où il n’y a qu’une seule fille. Une étude publiée dans le Journal of Women and Aging confirme que les soins et l’attention sont plus constants et réguliers dans ce type de configuration familiale. Les chercheurs ont également observé que les filles elles-mêmes bénéficiaient positivement du soutien émotionnel qu’elles offraient à leurs parents, un effet particulièrement visible chez les mères âgées.

Au Royaume-Uni, la démence touche environ un million de personnes et est responsable de plus de 75 000 décès chaque année, ce qui en fait la première cause de mortalité. La solitude, l’isolement social et le manque de soutien familial sont des facteurs aggravants reconnus. Cependant, l’espoir d’une amélioration significative des traitements est bien réel.

La professeure Tara Spires-Jones, directrice du Centre for Discovery Brain Sciences de l’Université d’Édimbourg, se montre optimiste :

« J’ai bon espoir qu’à court terme, nous parviendrons à des traitements capables de ralentir considérablement, voire d’arrêter la progression de la maladie. À long terme, il pourrait être possible de prévenir complètement la démence et de développer un traitement permanent. »

Tara Spires-Jones, directrice du Centre for Discovery Brain Sciences de l’Université d’Édimbourg

Les scientifiques estiment qu’il est possible de développer des traitements révolutionnaires contre la démence dans les 5 à 10 prochaines années, voire même d’éradiquer complètement la maladie.

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À propos de l’auteur: Sophie Martin

Sophie Martin suit les sujets de santé, de prévention, de recherche médicale et de politiques publiques. Ses articles rappellent les limites de l’information générale et encouragent la consultation de professionnels qualifiés.